Un homme a été incarcéré dans le Vaucluse après la découverte de son beau-fils de neuf ans, séquestré dans un placard à son domicile. Les faits se sont produits dans une commune du département. Le parquet a ouvert une information judiciaire pour séquestration et violences.
Les faits
L'enfant aurait été maintenu enfermé dans un placard pendant plusieurs jours, sans accès à une alimentation suffisante. C'est un signalement qui a permis aux forces de l'ordre d'intervenir. Lorsque les secours sont arrivés, le garçon présentait des signes de malnutrition et de déshydratation. Il a été pris en charge par les services hospitaliers.
L'enquête et la procédure judiciaire
Le beau-père, âgé d'une trentaine d'années, a été interpellé puis placé en garde à vue. Il a été déféré devant un juge d'instruction, mis en examen pour « séquestration aggravée » et « violences volontaires sur mineur de moins de 15 ans par ascendant ». Le parquet a requis son placement en détention provisoire. Le juge des libertés et de la détention a suivi ces réquisitions et l'homme a été incarcéré dans l'attente de son procès.
La situation de l'enfant
Le garçon, scolarisé, ne se rendait plus à l'école depuis plusieurs semaines, selon des sources proches de l'enquête. Sa mère, qui vivait également sous le même toit, a été entendue par les enquêteurs. L'enfant a été confié provisoirement à l'aide sociale à l'enfance (ASE). Son état de santé est jugé stable, mais il reste sous surveillance médicale.
Le profil du mis en cause
Le beau-père, déjà connu des services de police pour des faits de violences, n'avait jamais été condamné pour des actes aussi graves. Les enquêteurs cherchent à déterminer l'étendue des mauvais traitements subis par l'enfant et si d'autres membres de la famille étaient au courant.
Contexte juridique
La séquestration aggravée est punie par le code pénal de trente ans de réclusion criminelle lorsqu'elle est commise sur un mineur de quinze ans. Les violences volontaires sur mineur par un ascendant sont également passibles de lourdes sanctions. L'instruction devrait durer plusieurs mois avant un éventuel procès.