Emmanuel Macron a dirigé ce jeudi 18 juin la cérémonie officielle marquant les 86 ans de l’appel du 18-Juin 1940, lancé depuis Londres par le général Charles de Gaulle. La commémoration s’est déroulée au Mont-Valérien, à Suresnes (Hauts-de-Seine), haut lieu de la mémoire de la France libre.
Un site chargé d’histoire
Forteresse militaire dominant l’ouest parisien, le Mont-Valérien a été, durant la Seconde Guerre mondiale, le principal lieu d’exécution de résistants et d’otages par l’armée allemande. Plus d’un millier de personnes, de toutes origines et confessions, y ont perdu la vie. C’est dans une clairière du site que le général de Gaulle a inauguré, en 1960, le Mémorial de la France combattante. Depuis, chaque président de la République s’y est rendu à la date anniversaire de l’appel.
Le déroulé de la cérémonie
Après avoir reçu les honneurs militaires et passé les troupes en revue, le chef de l’État a écouté la lecture du texte de l’appel du 18-Juin. La sonnerie « aux Morts » a précédé une minute de silence, puis la Marseillaise a été interprétée par le chœur de l’Armée française, accompagné par Anna Megard, fille du commandant Nicolas Megard, mort en 2019 lors d’un accident d’hélicoptère au Mali. Le président a ensuite ravivé la vasque de bronze, allumée pour la première fois le 18 juin 1945 par le général de Gaulle et les 200 compagnons de la Libération. La cérémonie s’est poursuivie par le chant des Partisans, un recueillement dans la crypte et un défilé des troupes.
Les compagnons de la Libération honorés
« Le président de la République rendra hommage à ceux qui se sont battus pour la France et aux compagnons de l’Ordre de la Libération », avait indiqué la présidence dans un communiqué. La crypte du mémorial renferme les sépultures de seize femmes et hommes morts pour la France entre 1939 et 1945, dont onze militaires — parmi lesquels deux tirailleurs d’Afrique du Nord, deux tirailleurs d’Afrique noire et trois membres des Forces françaises libres — ainsi que cinq résistants. On compte également, parmi les inhumés, Hubert Germain, dernier Compagnon de la Libération.