Emmanuel Macron a présidé ce jeudi la cérémonie de commémoration du 86e anniversaire de l’appel du 18-Juin 1940, au Mont-Valérien, à Suresnes (Hauts-de-Seine). Comme chaque année à cette date, le président de la République s’est rendu dans cette forteresse militaire, haut lieu de la mémoire de la France libre.
Après avoir passé les troupes en revue et respecté les honneurs militaires, le chef de l’État a assisté à la lecture du texte de l’appel lancé par le général Charles de Gaulle sur les ondes de la BBC. « Je convie tous les Français, où qu’ils se trouvent, à s’unir à moi dans l’action, dans le sacrifice et dans l’espérance. Notre patrie est en péril de mort. Luttons tous pour la sauver », avait alors déclaré le général depuis Londres, le 18 juin 1940, refusant l’armistice demandé par le maréchal Pétain.
Ravivage de la flamme et hommage musical
La cérémonie s’est poursuivie par le ravivage de la vasque de bronze, initialement allumée le 18 juin 1945 par le général de Gaulle et les 200 compagnons de l’ordre de la Libération. Selon un communiqué de l’Élysée, Emmanuel Macron a rendu hommage « à ceux qui se sont battus pour la France et aux compagnons de l’Ordre de la Libération ». Après la sonnerie « aux Morts », une minute de silence a été observée, puis la Marseillaise a retenti, interprétée par le chœur de l’Armée française accompagné d’Anna Megard, fille du commandant Nicolas Megard, tué le 25 novembre 2019 dans le crash de deux hélicoptères au Mali. Le chant des Partisans a également été entonné par le même chœur.
Le chef de l’État s’est ensuite recueilli dans la crypte du Mémorial de la France combattante, où reposent seize personnes décédées pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Parmi elles figurent onze militaires – dont deux tirailleurs d’Afrique du Nord, deux tirailleurs d’Afrique noire et trois membres des Forces françaises libres – ainsi que cinq résistants. Le dernier Compagnon de la Libération, Hubert Germain, est également inhumé dans cette crypte. Un défilé des troupes a clos la cérémonie.
Un lieu de mémoire chargé d’histoire
Inauguré en 1960 par le général de Gaulle pour le 20e anniversaire de l’appel, le Mémorial de la France combattante est érigé sur le principal site d’exécution de résistants et d’otages par l’armée allemande durant l’Occupation. Plus de mille personnes – Français, Arméniens, Espagnols, Hongrois, Polonais, Italiens et même Allemands – y ont été fusillées. Chaque année, le président de la République en exercice s’y rend pour la commémoration.
Emmanuel Macron était accompagné d’anciens combattants pour cette séquence mémorielle qui s’est tenue en milieu de matinée.