Cristobal Lopez Romero, archevêque de Rabat et figure influente de l’Église catholique au Maroc, a annoncé son retrait de ses fonctions ecclésiastiques. Cette décision fait suite à des accusations de violences sexuelles portées par cinq femmes, révélées dans le cadre d’une enquête approfondie.
Les faits remontent à plusieurs années, selon les témoignages recueillis. Les plaignantes, dont l’identité n’a pas été divulguée, affirment avoir subi des agressions de la part du religieux espagnol. Le Vatican a ouvert une enquête préliminaire pour faire la lumière sur ces allégations. Cette procédure canonique vise à établir les faits et à déterminer d’éventuelles sanctions.
Agé de 74 ans, Cristobal Lopez Romero occupait une position clé au sein de l’Église au Maghreb. Il avait été nommé archevêque de Rabat en 2017, après avoir exercé des responsabilités dans plusieurs diocèses d’Amérique latine. Son retrait, officialisé ces derniers jours, intervient alors que la pression médiatique et judiciaire s’accentue autour des affaires d’abus sexuels dans l’institution ecclésiastique.
Une enquête en cours
Les investigations de l’Église se déroulent dans la discrétion. Aucune information n’a filtré sur la nature exacte des faits reprochés, ni sur le calendrier des auditions. Les autorités religieuses locales n’ont pas souhaité commenter cette affaire, renvoyant à la procédure en cours. Les plaignantes, elles, attendent que la vérité soit établie et que des mesures soient prises.
Ce nouveau cas relance le débat sur la gestion des abus sexuels au sein du clergé. L’Église catholique a multiplié les initiatives ces dernières années pour lutter contre ce fléau, mais les critiques persistent sur la lenteur des procédures et le manque de transparence. Au Maroc, où la communauté chrétienne est une minorité discrète, l’affaire suscite une vive émotion parmi les fidèles.