Un bilan revu à la hausse

Les explosions survenues mardi en plein cœur de Damas, alors que le président français Emmanuel Macron était en visite dans la capitale syrienne, ont fait une victime mortelle et 36 blessés, ont annoncé mercredi les autorités sanitaires syriennes. Le ministère de la Santé a précisé que 31 des blessés souffraient de « blessures légères », tandis que cinq autres ont été hospitalisés dans un « état stable ». Ce bilan actualisé contraste avec les premières estimations qui faisaient état uniquement de blessés légers.

Déroulement des attaques

Selon le ministère de l'Intérieur syrien, les deux explosions sont survenues dans des zones proches du ministère du Tourisme et du Four Seasons Hotel, où le chef de l'État français avait passé la nuit précédente. Le premier engin avait été dissimulé à l'intérieur d'une voiture garée en bord de route, tandis que le second se trouvait dans une poubelle. Les services de déminage s'apprêtaient à les neutraliser lorsqu'ils ont détoné, a indiqué le ministère. Emmanuel Macron avait déjà quitté l'hôtel pour se rendre au palais présidentiel afin de rencontrer son homologue syrien Ahmed al-Sharaa. Son entourage a confirmé qu'il n'avait pas entendu les déflagrations.

Poursuite de la visite malgré les événements

Malgré l'attaque, le président français a décidé de maintenir l'intégralité de son programme. Lors d'une conférence de presse conjointe avec Ahmed al-Sharaa, il a lancé : « Il ne faut pas se laisser déstabiliser ». Le dirigeant syrien a salué le « courage » d'Emmanuel Macron d'avoir poursuivi sa visite après les explosions. Cette visite, la première d'un chef d'État de l'Union européenne en Syrie depuis la chute de Bachar al-Assad en 2024, revêt une importance symbolique dans les efforts de reconstruction du pays, après plus d'une décennie de conflit.

Un contexte sécuritaire tendu

Les attaques de mardi surviennent dans un climat de défis sécuritaires persistants pour les nouvelles autorités syriennes. Cinq jours plus tôt, une autre explosion avait visé un rassemblement à Damas, rappelant la fragilité de la situation. La présence d'Emmanuel Macron, qui se rendait ensuite en Turquie pour un sommet de l'OTAN, souligne la volonté de la communauté internationale de soutenir la transition syrienne, mais aussi les risques inhérents à cette phase de reconstruction. Les enquêtes se poursuivent pour déterminer les auteurs de ces actes, alors que la ville reste sous haute surveillance des forces de sécurité.