Les aveux de Cédric Jubillar, peintre-plaquiste de 39 ans, n'ont pas, pour l'instant, modifié le calendrier judiciaire. La cour d'appel de Toulouse a indiqué que l'ouverture de son procès en appel demeurait fixée au 21 septembre, tout en précisant qu'il s'agissait d'une position valable « à ce stade ». L'institution judiciaire a assuré agir rapidement dans le traitement de ce dossier.
La défense de l'accusé a de son côté formulé une demande de report de l'audience. Les avocats estiment que les déclarations récentes de leur client nécessitent un temps d'analyse approfondi et pourraient justifier des actes d'enquête complémentaires. Ils attendent notamment que Cédric Jubillar soit entendu plus en détail par les magistrats.
Parmi les pistes évoquées figure la possibilité de nouvelles fouilles. La justice pourrait ordonner des recherches supplémentaires sur les lieux susceptibles d'abriter le corps de Delphine Jubillar, disparue depuis décembre 2020. Ces investigations seraient menées en fonction des éléments fournis par l'accusé lors de ses auditions à venir.
Cédric Jubillar avait été condamné en première instance pour le meurtre de son épouse, une peine qu'il avait contestée en faisant appel. La décision de la cour d'appel de maintenir provisoirement la date du 21 septembre intervient dans un contexte où les aveux récents relancent le débat sur les circonstances exactes du drame. Les proches de la victime, de leur côté, attendent des réponses concrètes sur le lieu où repose Delphine Jubillar.
Si la date du procès est confirmée, les débats devraient permettre de faire la lumière sur les dernières déclarations de l'accusé. En cas de report, la justice devra fixer une nouvelle échéance, ce qui pourrait allonger un calendrier déjà marqué par plusieurs années de procédure.