L’affaire judiciaire visant Patrick Bruel connaît un nouveau développement. Selon des éléments transmis aux autorités judiciaires, trois nouvelles plaintes ont été enregistrées contre l’artiste les 25 juin et 1er juillet derniers. Deux d’entre elles concernent des faits de viol qui auraient été commis en 2000 et en 2014. La troisième porte sur une agression sexuelle qui se serait déroulée en 1992, alors que la plaignante était mineure.

Les plaintes ont été déposées auprès de deux juridictions distinctes : le doyen des juges d’instruction de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, et le premier district de police judiciaire de Paris, en charge des investigations. L’ouverture de ces nouvelles procédures intervient alors que plusieurs autres femmes ont déjà accusé le chanteur de violences sexuelles dans le cadre d’une enquête plus large.

Parallèlement, une autre femme, qui avait déposé une plainte pour un viol présumé commis en 1995, a interjeté appel de l’ordonnance des juges d’instruction de Nanterre. Ces magistrats avaient estimé que les faits dénoncés étaient prescrits, déclenchant une contestation judiciaire de la part de la plaignante.

Des accusations fermement contestées

Patrick Bruel, par la voix de son avocat, a toujours nié les faits qui lui sont reprochés. Dans le cadre de ces nouvelles plaintes, l’artiste dénonce ce qu’il qualifie d’« accusations fausses ». Ses conseils juridiques n’ont pas encore formulé de demande spécifique auprès des tribunaux, mais ils devraient être entendus dans les prochaines semaines dans le cadre de l’instruction.

Les plaintes déposées en juin et juillet 2026 s’inscrivent dans un contexte où plusieurs témoignages ont été rendus publics ces derniers mois. Le chanteur, âgé de 65 ans, fait l’objet depuis 2024 d’une information judiciaire ouverte par le parquet de Nanterre pour des faits de viols et d’agressions sexuelles, après une première vague de plaintes. L’enquête, couverte par le secret de l’instruction, n’a pas donné lieu à une mise en examen à ce stade.

Calendrier judiciaire

Les deux plaignantes qui dénoncent des viols indiquent que les faits se sont produits en 2000 et en 2014, dans des circonstances que les enquêteurs devront préciser. La troisième plaignante, qui était mineure au moment des faits présumés en 1992, a porté plainte pour agression sexuelle. La prescription de ces faits pourrait être examinée à l’aune des règles en vigueur, sachant que le délai de prescription pour les agressions sexuelles sur mineurs a été allongé par la loi du 21 avril 2021, le portant à trente ans après la majorité de la victime.

L’appel interjeté par la plaignante de 1995 devrait être examiné par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles. Cette procédure pourrait avoir un impact sur l’appréciation de la prescription dans d’autres dossiers similaires.

Un dossier qui s’étoffe

Ces nouvelles plaintes portent à au moins dix le nombre de femmes ayant accusé Patrick Bruel de violences sexuelles depuis le début de l’affaire. Les faits dénoncés s’étalent des années 1990 aux années 2010. L’avocat du chanteur a rappelé que son client bénéficie de la présomption d’innocence et que les accusations doivent être examinées avec rigueur par la justice.

Les investigations se poursuivent sous la direction des juges d’instruction de Nanterre, qui devront décider de l’opportunité de confronter les plaignantes au mis en cause et d’ordonner d’éventuelles expertises. Aucune date d’audience n’est encore fixée.