Un incendie d’une rare intensité a contraint à l’évacuation de près de 3 000 personnes, jeudi 2 juillet 2026, dans les Pyrénées-Orientales. Le sinistre, qui a débuté à Sainte-Marie-la-Mer, s’est rapidement propagé à la commune voisine de Canet-en-Roussillon, porté par une forte tramontane. Deux sapeurs-pompiers ont été légèrement blessés, l’un par l’effet de souffle après l’explosion d’une bouteille de gaz, l’autre intoxiqué par les fumées.
Des évacuations massives
Les autorités ont dénombré 1 500 campeurs évacués de trois campings touchés, ainsi que 1 500 salariés et occupants d’entreprises, portant le total à près de 3 000 personnes. Dans le détail, 80 mobile homes ont été détruits sur un camping de Canet-en-Roussillon, 150 sur un autre, et 26 bungalows ont brûlé dans le premier camping de Sainte-Marie-la-Mer. « Ce sont des dommages matériels très importants », a souligné Pierre Regnault de la Mothe, préfet du département.
Un site industriel détruit
Le feu a également atteint le pôle nautique de Canet-en-Roussillon, où un bâtiment de l’entreprise Catana, fabricant de catamarans, a été entièrement détruit. La priorité des secours était de protéger cette zone industrielle qui abrite des produits inflammables et potentiellement polluants. « Dans les heures qui viennent, la première priorité est de préserver le pôle nautique industriel », a insisté le préfet.
Moyens aériens et terrestres
Deux cents sapeurs-pompiers ont été mobilisés, appuyés par quatre hélicoptères bombardiers d’eau et un avion Dash chargé de larguer un produit retardant. Vers 19 h 30, la lutte se poursuivait mais, selon les autorités, « la situation devient favorable ».
Accueil des sinistrés
Le maire de Sainte-Marie-la-Mer, Edmond Jorda, a indiqué que les personnes évacuées seraient hébergées dans des centres d’accueil pour la nuit. Le préfet a ajouté que « la deuxième priorité est d’accompagner les sinistrés ». Les causes du départ de feu restent indéterminées.