Le groupe chinois Alibaba a saisi la justice américaine pour obtenir son retrait d'une liste noire établie par le Pentagone, qui recense des entreprises considérées comme ayant des liens avec l'armée chinoise. La plainte a été déposée mardi 23 juin 2026 auprès d'un tribunal fédéral, selon les informations disponibles.
La décision du groupe de porter l'affaire devant les tribunaux marque une escalade dans le conflit qui l'oppose aux autorités américaines depuis son inscription sur cette liste. Alibaba conteste le bien-fondé de cette classification, qui le désigne comme une entité liée à l'armée populaire de libération chinoise.
Le Pentagone n'a pas encore communiqué officiellement sur cette action en justice. Le département américain de la Défense maintient une liste de sociétés chinoises qu'il estime avoir des accointances avec l'armée, un outil utilisé dans le cadre des restrictions commerciales imposées par Washington à Pékin.
Cette plainte s'inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre les deux plus grandes économies mondiales, où les questions de sécurité nationale et de concurrence technologique sont au premier plan. Plusieurs entreprises chinoises ont déjà contesté leur inscription sur cette liste par voie judiciaire, avec des succès variables.
Alibaba, qui opère principalement dans le commerce électronique, le cloud computing et les services financiers numériques, n'a pas détaillé les arguments juridiques avancés dans son recours. L'entreprise demande à la justice de déclarer nulle et non avenue sa désignation sur la liste du Pentagone.
L'affaire pourrait avoir des répercussions sur les activités d'Alibaba aux États-Unis, bien que les détails précis des conséquences commerciales liées à cette inscription n'aient pas été rendus publics dans le cadre de cette annonce. Le tribunal saisi devra statuer sur la recevabilité et le fond de la demande du groupe chinois.