Une levée de fonds pour contrer la menace des drones

La jeune entreprise Alta Ares, basée en France, vient de boucler un tour de table de 50 millions d'euros. Cette opération vise à financer le développement et la commercialisation de sa technologie de neutralisation de drones, qui repose sur l'intelligence artificielle. Les fonds permettront à la société de renforcer ses capacités industrielles et d'accélérer sa conquête de parts de marché, tant dans l'Hexagone qu'à l'international.

Une solution fondée sur l'IA

Le système développé par Alta Ares se distingue par son utilisation de l'intelligence artificielle pour détecter, identifier et intercepter les drones non autorisés. Selon les informations communiquées par la direction, la plateforme est capable d'analyser en temps réel les données issues de multiples capteurs (radar, radiofréquences, optronique) afin de distinguer une menace réelle d'un vol anodin, puis de déployer une contre-mesure adaptée, qu'elle soit de brouillage, de leurrage ou de capture physique. Cette approche vise à réduire les faux positifs et à automatiser la réponse face à des essaims de drones.

Un marché en pleine expansion

Le secteur de la contre-UAS connaît une croissance rapide, porté par la multiplication des incidents impliquant des drones civils dans des zones sensibles (aéroports, sites industriels, événements publics) et par l'essor des drones militaires sur les champs de bataille. Alta Ares, fondée par Hadrien Canter, se positionne sur ce créneau en proposant une solution modulaire et évolutive, capable de s'adapter aussi bien à la protection de sites fixes qu'à des missions mobiles. L'entreprise a déjà noué des partenariats avec plusieurs acteurs de la défense et de la sécurité.

Des ambitions internationales

Avec cette levée de fonds, la société entend se développer sur les marchés européen, nord-américain et moyen-oriental. L'objectif est de doubler ses effectifs dans les deux prochaines années et d'ouvrir des bureaux à l'étranger. Alta Ares compte également investir dans la recherche et le développement pour améliorer les performances de son IA face à des drones de plus en plus rapides et furtifs. La start-up espère ainsi s'imposer comme un leader européen de la protection de l'espace aérien basse altitude.

Un contexte de menaces croissantes

La recrudescence des survols illicites de drones au-dessus d'installations critiques a poussé les gouvernements à renforcer leur réglementation et à investir dans des solutions de défense. Alta Ares répond à ce besoin en proposant une technologie souveraine, conçue et fabriquée en France. La levée de fonds intervient alors que la prise de conscience des risques liés aux drones ne cesse de grandir, faisant de la lutte anti-drone un enjeu stratégique majeur pour les autorités civiles et militaires.

Une équipe expérimentée

Fondée par Hadrien Canter, expert reconnu dans le domaine des systèmes de défense, Alta Ares a su attirer des talents issus de l'aéronautique et de la cybersécurité. L'entreprise collabore avec des laboratoires de recherche en intelligence artificielle pour affiner ses algorithmes. Les investisseurs ayant participé à cette levée de fonds n'ont pas été divulgués, mais ils incluraient des fonds d'investissement spécialisés dans les technologies de défense et la deep tech. Ce financement doit permettre à la start-up de passer à l'échelle industrielle et de répondre aux appels d'offres de grande envergure.