Amazon a dévoilé des données sans précédent concernant l'empreinte hydrique de ses infrastructures numériques. Selon des informations publiées récemment, l'ensemble de ses centres de données à travers le monde a utilisé environ 2,5 milliards de gallons d'eau au cours de l'année écoulée. Ce chiffre, qui équivaut à plusieurs milliers de piscines olympiques, représente la première communication officielle et annuelle de l'entreprise sur ce sujet spécifique.
Cette divulgation intervient dans un contexte de vigilance environnementale accrue autour des infrastructures technologiques. Les centres de données, essentiels au fonctionnement des services cloud, du streaming et de l'intelligence artificielle, nécessitent d'importantes quantités d'eau pour le refroidissement des serveurs. Amazon affirme que ses installations sont en réalité plus efficientes que celles de ses principaux rivaux du secteur, une déclaration qui n'a pas été étayée par des comparaisons chiffrées publiques dans l'immédiat.
L'eau utilisée sert principalement aux systèmes de refroidissement par évaporation, une technique courante dans les grands parcs de serveurs. L'entreprise n'a pas détaillé la répartition géographique de cette consommation ni précisé la part provenant de régions soumises à un stress hydrique. Cette absence de granularité pourrait alimenter les interrogations des associations environnementales et des collectivités locales, notamment dans des zones où l'accès à l'eau est un enjeu critique.
Cette publication fait suite à des pressions croissantes de la part d'investisseurs et d'ONG pour une transparence accrue sur l'impact écologique des géants de la tech. Amazon souligne par ailleurs ses investissements dans des technologies de refroidissement alternatives et des projets de recharge des nappes phréatiques, sans fournir de calendrier précis pour une réduction significative de sa consommation hydrique.