L’incident s’est produit lundi 15 juin à la station Magenta, dans le 10e arrondissement de Paris. Alors qu’elle souhaitait accéder aux quais du RER E, une voyageuse a emprunté un escalator mécanique à l’arrêt en le remontant à contre-sens. Immédiatement contrôlée par des agents, elle s’est vu infliger une amende forfaitaire de 200 euros.
Très vite, la passagère a partagé sa mésaventure sur le réseau social X, où elle a exprimé son indignation : « J’espère que Twitter va porter mon indignation haut et fort !! » Le message a suscité une vague de réactions, de nombreux internautes dénonçant ce qu’ils considèrent comme une sanction disproportionnée pour un escalator à l’arrêt.
La SNCF conteste la version de la voyageuse
Face à l’émoi suscité, la SNCF a tenu à apporter des précisions. L’entreprise ferroviaire conteste la version des faits présentée par l’usagère. Selon l’exploitant, l’escalator n’était pas en panne, mais simplement arrêté à ce moment-là. Surtout, la SNCF affirme que l’appareil était bel et bien en fonctionnement, mais dans le sens de la descente — et que la voyageuse l’a emprunté dans le sens inverse, ce qui constitue une infraction au règlement.
L’amende de 200 euros sanctionne donc le non-respect du sens de circulation, un comportement jugé dangereux pour la sécurité des usagers. La SNCF rappelle que ce type de pratique peut provoquer des chutes ou des collisions, en particulier dans une gare très fréquentée comme Magenta, qui voit transiter des milliers de voyageurs chaque jour.
Un précédent connu dans les transports franciliens
Ce n’est pas la première fois qu’une telle contravention est infligée. Des usagers ont déjà été verbalisés pour avoir emprunté un couloir d’accès dans le mauvais sens ou pour avoir utilisé un escalator à contre-sens. La réglementation des transports en commun en Île-de-France prévoit en effet des sanctions pour tout comportement mettant en danger la sécurité collective, même en l’absence de panne avérée.
L’affaire relance le débat sur la communication entre la SNCF et ses voyageurs en cas de dysfonctionnement technique. Si l’escalator est arrêté, certains estiment que la signalétique devrait indiquer clairement le sens de marche autorisé ou déconseiller son usage. De leur côté, les agents de la SNCF appliquent le règlement sans distinction, ce qui divise l’opinion publique.
Un incident qui suscite des questions sur la pratique
Sur les réseaux sociaux, les avis sont partagés entre ceux qui jugent la sanction excessive et ceux qui soulignent la nécessité de respecter les règles de sécurité. La SNCF, pour sa part, maintient que la décision de verbaliser relève d’une appréciation au cas par cas, mais que la sécurité des voyageurs reste la priorité absolue. L’entreprise n’a pas précisé si elle entend modifier ses consignes à la suite de cette polémique.