Une voyageuse affirme avoir reçu une amende de 200 euros pour avoir emprunté un escalator à l'arrêt dans une gare parisienne, mais en sens inverse de la marche habituelle. L'incident, largement relayé sur le réseau social X, a suscité une vague d'indignation parmi les internautes. La SNCF a indiqué avoir suspendu le paiement de la contravention le temps de faire la lumière sur les circonstances exactes de la verbalisation.
Selon le récit de la passagère, les faits se seraient déroulés dans une gare de RER de la région parisienne. L'escalator mécanique, qui n'était pas en fonctionnement, aurait été emprunté par la voyageuse dans le sens inverse de sa direction prévue, c'est-à-dire en montant alors qu'il était conçu pour descendre, ou l'inverse. La passagère a expliqué avoir choisi cette voie pour gagner du temps, l'installation étant à l'arrêt.
L'entreprise ferroviaire, contactée par plusieurs médias, a apporté une version différente des événements. La SNCF a fait savoir qu'elle conteste le récit de la voyageuse et a ouvert une enquête interne. « Nous enquêtons sur les circonstances de cet incident », a précisé un porte-parole de la compagnie. L'amende a été suspendue dans l'attente des conclusions de ces investigations.
Cette affaire intervient dans un contexte où les transports en commun franciliens sont régulièrement critiqués pour le mauvais état de certaines de leurs installations, notamment les escalators et ascenseurs, fréquemment en panne. De nombreux usagers dénoncent le manque d'alternatives accessibles, ce qui les pousse parfois à emprunter des passages non prévus.
La SNCF n'a pas précisé si l'agent verbalisateur était un employé de la société ou un agent de sécurité privé. La réglementation en vigueur dans les gares interdit généralement d'emprunter les équipements dans le sens contraire à leur marche, même lorsqu'ils sont à l'arrêt, pour des raisons de sécurité. Les voyageurs sont invités à utiliser les escaliers fixes ou les rampes d'accès.
Pour l'heure, la compagnie nationale n'a pas communiqué de date limite pour la conclusion de son enquête. La passagère, de son côté, maintient sa version et a indiqué attendre le résultat des investigations avant d'envisager d'éventuelles démarches. L'affaire relance le débat sur la proportionnalité des amendes dans les transports et sur la communication entre la SNCF et ses usagers en cas de dysfonctionnement des installations.