La Fédération française de natation retient son souffle. Alors que les championnats de France s'ouvrent samedi 27 juin à Saint-Étienne, l'une des têtes d'affiche de la compétition manque à l'appel. Anastasiia Kirpichnikova, 26 ans, naturalisée française en 2023 et vice-championne olympique du 1 500 m nage libre à Paris 2024, n'a plus donné de nouvelles à son entourage sportif depuis octobre dernier.
Partie en Russie auprès de sa famille après une période de coupure accordée par son entraîneur Philippe Lucas, la nageuse n'a plus communiqué sur son avenir sportif. Elle s'était rendue à Martigues en mars pour récupérer des affaires personnelles. « Elle a été très gentille avec moi, très reconnaissante », a confié son technicien, qui précise n'avoir eu aucun contact depuis. « Aujourd'hui, l'important est que ça aille dans sa vie personnelle, sentimentale, qu'elle soit heureuse. »
Un silence qui interroge
Ni ses coéquipières en équipe de France ni son staff ne savent si elle rejoindra les bassins de Saint-Étienne. La nageuse, qui avait accumulé onze médailles internationales, semblait pourtant être un pilier du renouveau de la natation tricolore. Mais après les Jeux, elle a traversé un mal-être mental, ce qui avait conduit son entraîneur à lui accorder du repos.
Sur ses réseaux sociaux, Anastasiia Kirpichnikova affiche une vie personnelle épanouie aux côtés de son compagnon Kliment Kolesnikov, champion du monde et recordman du monde du 50 m dos. En revanche, aucune publication ne fait allusion à un retour à la compétition.
L'énigme persiste
La disparition des radars de la sportive franco-russe intervient dans un contexte où les championnats de France constituent une étape cruciale de la saison, notamment pour les sélections en équipe nationale. Son absence, si elle se confirme, marquerait un coup d'arrêt brutal dans une carrière jusqu'ici ascendante. Pour l'heure, ni la Fédération ni son entourage n'ont fourni d'explication officielle. Le silence de la jeune femme, entre vie privée et avenir sportif, continue de susciter toutes les interrogations.