Au lendemain de la qualification historique du Paraguay pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, obtenue face à l'Allemagne au terme d'une séance de tirs au but (1-1, 4 tab à 3), le président Santiago Peña a décrété un jour férié national. La décision, annoncée dans la soirée du 29 juin sur le réseau social X, a été officialisée par un communiqué de la présidence paraguayenne. « Le Paraguay n'abandonne jamais !! Jour férié, bordel !!! », a écrit le chef de l'État sur la plateforme, employant un ton résolument populaire.

Dans les heures qui ont suivi la rencontre, des scènes de liesse populaire ont envahi Asunción, la capitale. Des files de véhicules et des cortèges de piétons ont paralysé le centre-ville, tandis que klaxons et chants résonnaient dans les rues. Amado Salomón, employé de banque de 58 ans, a confié avoir rejoint le cortège interminable : « Le Paraguay a fait ce qu'il sait faire de mieux : défendre de toutes ses forces », a-t-il déclaré.

Un exploit planétaire pour l'Albirroja

Cette qualification revêt une importance particulière : le Paraguay n'avait plus participé à une Coupe du monde depuis seize ans. Le sélectionneur Gustavo Alfaro, qui a mené l'Albirroja vers ce succès, s'est dit émerveillé par la portée de l'événement. « Je dirais qu’un jour férié national, c’est rare, et que le pouvoir du football est merveilleux », a-t-il réagi devant les journalistes à l'issue de la rencontre.

Une ferveur nationale sans précédent

Le geste du président Peña, qui a fait du 30 juin une journée chômée et payée, témoigne de l'enthousiasme suscité par ce résultat inattendu. Les images de l'euphorie collective, montrant des Paraguayens de tous âges célébrant dans la capitale, ont été largement relayées. La mesure a également valeur de symbole dans un pays où le football tient une place centrale dans l'identité collective.

Le Paraguay affrontera désormais un adversaire encore inconnu en huitièmes de finale, porté par une vague de soutien populaire que même les autorités ont choisi d'encourager par ce geste politique inédit.