L’entreprise d’intelligence artificielle Anthropic, à l’origine de l’assistant conversationnel Claude, a fait savoir qu’elle prévoyait de faire son entrée sur les marchés financiers américains. La société a indiqué, lundi, avoir soumis un dossier confidentiel à la Securities and Exchange Commission (SEC), l’autorité de régulation des marchés boursiers des États-Unis, dans le but de réaliser une offre publique initiale (IPO) d’ici à la fin de l’année.
Cette procédure devrait permettre au grand public d’acheter et de vendre des actions de la firme en Bourse. Toutefois, le nombre de titres qui seront mis sur le marché ainsi que leur prix de souscription « n’ont pas encore été déterminés », a précisé la direction d’Anthropic.
L’annonce de la société californienne survient peu après que SpaceX, l’entreprise spatiale d’Elon Musk, a dévoilé ses propres intentions d’entrer en Bourse. Ces deux projets constituent un test grandeur nature de l’appétit des investisseurs, alors que les valorisations des acteurs de l’intelligence artificielle atteignent des sommets.
Une valorisation exceptionnelle
Fondée il y a seulement cinq ans, Anthropic avait conclu une levée de fonds auprès d’investisseurs privés qui lui conférait une valorisation supérieure à 965 milliards de dollars (environ 717 milliards de livres sterling). Malgré cette estimation déjà colossale, l’entreprise n’a pas communiqué de prix cible pour sa future introduction en Bourse.
L’opération, si elle aboutit, constituerait l’une des plus importantes introductions en Bourse dans le secteur technologique, et placerait Anthropic comme un concurrent direct d’OpenAI, son grand rival dans le domaine des modèles de langage avancés.
Un contexte de fortes attentes
Le marché observe avec attention la manœuvre d’Anthropic, qui intervient dans un climat d’euphorie autour de l’intelligence artificielle générative. Les investisseurs sont en quête de nouvelles opportunités de placement dans un secteur dominé jusqu’ici par des entreprises non cotées ou récemment entrées en Bourse. La décision d’Anthropic pourrait ouvrir la voie à d’autres acteurs de l’IA souhaitant se financer via les marchés publics.