Les équipes de développement d'Arch Linux ont dû faire face à un nouveau rebondissement dans la campagne de logiciels malveillants qui frappe le dépôt AUR. Un jour après avoir estimé avoir maîtrisé l'incident, une nouvelle série de paquets compromis a été découverte, avec des techniques d'obfuscation plus poussées. Selon les signalements effectués sur la liste de diffusion dédiée, le développeur connu sous l'identifiant a821 a signalé dans la soirée du 13 juin 2026 la présence de codes malveillants dans divers paquets. Cette alerte concernait des paquets Node.js, un module d'applet pour Plasma 6, des paquets liés à Firefox, le navigateur Aura, des extensions pour LibreWolf, un plugin pour NeoVim, ainsi que plusieurs autres logiciels. Les programmes infectés contenaient du code obfusqué visant à dissimuler les intentions malveillantes. Rapidement après ce signalement, le même développeur a confirmé que les paquets concernés avaient été retirés. Quelques heures plus tard, un nouveau message a été posté par Nicolas Boichat, qui a fait état de la découverte de contenus malveillants supplémentaires dans l'AUR. Pour identifier ces menaces, Boichat a utilisé un modèle d'intelligence artificielle locale, Gemma E2B. Il a décrit cette nouvelle tentative comme « un peu plus élaborée » que les précédentes, en particulier dans la manière d'obfusquer une action liée à la commande Bun. La capacité des attaquants à dissimuler leurs codes, combinée à la répétition des vagues de compromissions, soulève des interrogations sur la sécurité du dépôt AUR. Certains observateurs s'étonnent qu'un arrêt complet du service n'ait pas été décrété le temps de mettre en place des mécanismes de vérification plus stricts. Toutefois, la réactivité des développeurs a permis, à chaque fois, de neutraliser rapidement les paquets infectés. La communauté Arch Linux est invitée à la plus grande vigilance lors de l'installation de paquets depuis l'AUR, qui reste un dépôt principalement alimenté par les utilisateurs, sans validation systématique des codes sources.