Les deux tremblements de terre qui ont frappé le Venezuela la semaine dernière ont causé des dommages directs estimés à 6,7 milliards de dollars, selon une évaluation officielle publiée cette semaine. Cette estimation inclut la destruction ou l’endommagement grave de plus de 58 000 bâtiments, tandis qu’environ 1,7 million de structures ont subi des dégradations à divers degrés.

Les données, établies à partir d’analyses satellitaires de la NASA, révèlent l’ampleur de la catastrophe dans les zones les plus touchées, en particulier dans l’État de La Guaira, où des quartiers entiers ont été réduits en gravats. Les autorités locales décrivent des « tonnes et des tonnes de décombres » à déblayer, un travail qui s’annonce long et complexe.

Des bilans encore provisoires

Si le nombre précis de victimes n’est pas encore consolidé, les services de secours indiquent que des dizaines de milliers de personnes restent portées disparues près d’une semaine après les secousses. Les opérations de recherche se poursuivent dans les décombres, entravées par les répliques et les difficultés d’accès à certaines localités.

Les deux séismes, survenus à quelques heures d’intervalle, ont particulièrement frappé la région côtière du nord du pays. La ville de Caraballeda, dans l’État de La Guaira, figure parmi les localités les plus durement éprouvées. Les images montrent des immeubles effondrés, des murs portant encore un drapeau vénézuélien peint au milieu des ruines.

Des conséquences économiques majeures

Outre le coût direct des destructions, les répercussions économiques risquent d’être considérables pour un pays déjà fragile. Le rapport précise que 6,7 milliards de dollars correspondent aux seuls dommages directs : bâtiments, infrastructures et biens immobiliers. Les pertes indirectes, liées à l’interruption des activités économiques, n’ont pas encore été chiffrées.

Les autorités nationales ont promis une aide d’urgence aux sinistrés, mais les moyens disponibles sur place restent limités. Plusieurs organisations internationales ont proposé leur assistance, tandis que des fonds d’urgence sont débloqués pour faire face à la crise humanitaire.

Un territoire sous surveillance

La NASA, qui a fourni les images satellitaires ayant permis d’établir les premières estimations, continue de surveiller la région pour détecter d’éventuels mouvements du sol. Les experts s’inquiètent de la fragilité de nombreuses constructions encore debout, menacées par les répliques.

Le gouvernement vénézuélien a décrété l’état d’urgence dans les zones sinistrées et mobilisé l’armée pour participer aux opérations de secours et de déblaiement. Toutefois, les équipes sur le terrain manquent de matériel lourd pour évacuer rapidement les volumes considérables de gravats.

Alors que les recherches se poursuivent, le pays commence à prendre la mesure d’une catastrophe qui, par son ampleur et sa localisation, constitue l’une des plus graves de ces dernières décennies au Venezuela.