La superstar portoricaine Bad Bunny, 32 ans, entame ce mercredi 1er juillet la première de ses trois dates françaises, au Vélodrome de Marseille, avant de se produire à la Défense Arena à Paris les 4 et 5 juillet. Selon les statistiques communiquées par la plateforme de vente de billets de train et de bus Trainline, cette tournée a un effet sensible sur les déplacements des voyageurs étrangers vers la France.
L'entreprise a enregistré une progression très marquée des réservations à destination de Marseille et de Paris. Pour la cité phocéenne, les données révèlent une augmentation de plus de 1 600 % des réservations en provenance de Suisse, de 160 % depuis le Canada et de plus de 70 % en provenance des États-Unis. Trainline souligne que des fans venant d'Amérique du Nord et d'Europe se déplacent spécialement pour assister aux concerts. Clément Bretagnolle, directeur commercial France de Trainline, avance que cet intérêt du public américain « s'explique probablement aussi par l'absence de dates prévues aux États-Unis dans cette tournée ». En effet, la tournée mondiale de l'artiste n'inclut pas d'escale aux États-Unis.
Côté parisien, la capitale française confirme son statut de destination de choix pour les grands événements musicaux internationaux. Trainline note une hausse des réservations de 322 % depuis l'Italie et de 13 % depuis les États-Unis. L'ensemble de ces chiffres illustre l'attrait exercé par les concerts de Bad Bunny sur les voyageurs étrangers.
Ce phénomène n'est pas inédit dans l'industrie du divertissement. Des précédents, comme la tournée mondiale de Taylor Swift en 2023, avaient déjà montré l'impact considérable des grands rendez-vous musicaux sur le secteur du voyage et l'économie des pays hôtes. Trainline observe régulièrement ce type de hausse des réservations lors d'événements internationaux majeurs.
Un succès commercial et critique
Bad Bunny, de son vrai nom Benito Antonio Martinez Ocasio, s'impose comme l'une des figures dominantes de la musique mondiale. En février dernier, il a remporté le Grammy de l'album de l'année avec « Debí Tirar Más Fotos », une première pour un album entièrement en espagnol dans l'histoire de cette récompense. Par ailleurs, il a été l'artiste le plus écouté sur Spotify en 2020, 2021, 2022 et 2025. Le 8 février, il a également enflammé la mi-temps du Super Bowl.
Ce mercredi 1er juillet, le chanteur fait également son entrée au musée Grévin à Paris, où une statue de cire réalisée par le sculpteur Claus Velte a été dévoilée. Le musée s'est inspiré de la pochette de son dernier album pour le décor, qui inclut deux chaises blanches dans un jardin luxuriant, en hommage à Porto Rico, aux côtés d'un crapaud concho, espèce menacée que l'artiste met en avant dans ses clips.
Après ses dates françaises, Bad Bunny poursuivra sa tournée européenne jusqu'à la fin juillet, avec des concerts notamment en Suède et en Pologne.