L'AS Monaco, frappée d'une interdiction de participer aux championnats professionnels pour la saison 2026-2027, respire un peu. Le tribunal de commerce a renvoyé au 31 juillet prochain l'examen d'une demande de placement en cessation de paiement, offrant un sursis de quelques jours à la formation monégasque.

Une décision attendue Alors que le club de la Principauté avait été sanctionné par la direction nationale du contrôle de gestion (DNCCG), lui interdisant d'évoluer en Betclic Elite et en compétitions européennes la saison prochaine, une nouvelle procédure judiciaire menaçait de sceller son sort. Les créanciers ou le parquet avaient saisi le tribunal pour faire constater l'état de cessation de paiement, ce qui aurait pu entraîner une liquidation judiciaire. Mais l'audience qui s'est tenue ces derniers jours n'a pas abouti à une décision immédiate.

Un répit fragile Les juges ont choisi de différer leur jugement au 31 juillet, laissant à l'AS Monaco un peu de temps pour tenter de démontrer sa capacité à surmonter ses difficultés financières. Ce report ne lève pas l'interdiction sportive prononcée par le gendarme financier du basket français, mais il écarte provisoirement la menace d'une disparition pure et simple du club. Les dirigeants monégasques disposent désormais de quelques semaines pour présenter un plan de redressement convaincant.

Un contexte tendu La double sanction – administrative et judiciaire – plonge l'AS Monaco dans une situation inédite. Qualifié pour l'Euroligue et en lice pour les plays-offs de Betclic Elite, le club voit son avenir compromis. La décision du tribunal de commerce, attendue fin juillet, sera cruciale : en cas de constatation de la cessation de paiement, la voie vers une liquidation judiciaire serait ouverte, anéantissant tout espoir de retour en championnat professionnel pour plusieurs saisons. En attendant, les joueurs et le staff naviguent dans l'incertitude, tandis que les supporters espèrent un rebondissement favorable d'ici la fin du mois.