L'administration fiscale française envisage de modifier le taux de taxe sur la valeur ajoutée appliqué aux vols en montgolfière. Actuellement fixé à 10 %, ce taux correspond à celui en vigueur pour le transport aérien de passagers. Mais les services de Bercy considèrent que cette activité relève davantage des loisirs que du transport, ce qui justifierait un passage à 20 %.

Cette interprétation, si elle était confirmée, aurait des conséquences financières directes pour les opérateurs de montgolfières. Ces entreprises facturent aujourd'hui leurs prestations avec une TVA réduite, et un relèvement du taux pourrait se traduire par une hausse des prix pour les clients ou une compression des marges pour les exploitants.

Le ministère de l'Économie n'a pas encore officialisé cette orientation, mais la direction de la législation fiscale aurait déjà signalé aux professionnels concernés que le taux de 10 % ne leur paraît pas adapté. Les exploitants de montgolfières, qui se considèrent comme des transporteurs aériens au même titre que les compagnies aériennes, contestent cette analyse.

La question s'inscrit dans un contexte plus large de recherche de recettes fiscales par l'État. Le gouvernement examine plusieurs pistes pour augmenter les rentrées budgétaires, et la révision de certains taux réduits de TVA fait partie des options étudiées. Pour les quelques dizaines d'entreprises françaises opérant dans ce secteur, le changement pourrait représenter une charge supplémentaire non négligeable.

Les professionnels attendent désormais des éclaircissements de la part des pouvoirs publics. Certains redoutent que cette mesure ne fragilise une filière déjà confrontée à des contraintes météorologiques et saisonnières. Aucune date d'entrée en vigueur n'a été avancée pour l'instant.