Une expansion sans précédent

La société BlaBlaCar a officialisé, ce mardi 30 juin, l'extension de son service de covoiturage à vingt nouveaux pays, répartis sur quatre continents. Cette offensive commerciale permet à l'entreprise hexagonale de couvrir désormais 41 territoires, contre une vingtaine auparavant. La direction de la plateforme a qualifié cette étape de « première grande vague d’entrées sur de nouveaux marchés depuis dix ans », dans un communiqué rendu public le même jour.

Les destinations de la nouvelle offre

En Europe, les utilisateurs albanais, bosniaques, bulgares, grecs, macédoniens et moldaves peuvent désormais recourir à l'application. L'Amérique du Sud constitue un autre axe majeur de ce déploiement : l'Argentine, la Bolivie, le Chili, la Colombie, l'Équateur, le Paraguay, le Pérou et l'Uruguay figurent parmi les marchés ouverts. En Asie du Sud-Est, l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, la Thaïlande et le Vietnam rejoignent le réseau. Enfin, le continent africain accueille pour la première fois le service avec le Maroc.

L'intelligence artificielle comme accélérateur

Selon les responsables de BlaBlaCar, l'extension de l'offre a été rendue possible par l'intégration de l'intelligence artificielle dans les processus d'adaptation de la plateforme. Le directeur général, Nicolas Brusson, a souligné que l'entreprise avait eu besoin de « plusieurs années » pour s'implanter dans ses vingt premiers pays, tandis que « quelques mois seulement » ont suffi pour préparer le lancement dans les vingt suivants. Il a qualifié cette dynamique de « cas d'école d'accélération grâce à l'IA », cité par le quotidien Le Monde.

Un contexte de hausse des prix du carburant

Cette stratégie d'internationalisation intervient dans un environnement marqué par la flambée des prix des carburants, conséquence du conflit au Moyen-Orient. L'entreprise a indiqué que « la hausse importante et durable des prix du carburant » faisait du covoiturage « une solution naturelle » pour les automobilistes. En mai dernier, BlaBlaCar avait enregistré l'arrivée de 600 000 nouveaux conducteurs sur sa plateforme, soit une progression de 20 % par rapport à l'année 2025, depuis le début des hostilités dans la région.