Brevet des collèges : des adaptations sans report

Face à la canicule historique qui touche une grande partie du territoire, avec 58 départements placés en vigilance rouge, les épreuves écrites du diplôme national du brevet, qui doivent se tenir vendredi, ne seront pas reportées. Le ministre de l'Éducation nationale a confirmé le maintien de l'examen, tout en annonçant une série de mesures visant à protéger les candidats des températures extrêmes.

Parmi les aménagements retenus, des pauses supplémentaires seront instaurées et le nombre d'élèves par salle sera réduit, afin de limiter la promiscuité et de favoriser une meilleure ventilation des locaux. Ces dispositions s'ajoutent aux consignes déjà en vigueur concernant l'hydratation des candidats et l'adaptation des horaires si nécessaire.

Baccalauréat : des oraux décalés pour des milliers de candidats

Les fortes chaleurs ont également eu un impact direct sur les épreuves orales du baccalauréat. Selon les informations disponibles, environ 10 000 candidats ont vu leurs oraux reportés en raison des conditions climatiques. Des décisions locales de décalage ont été prises par les responsables d'établissement, en concertation avec les autorités académiques, pour garantir le bon déroulement des examens dans des conditions acceptables.

Vers une concentration des épreuves le matin ?

Le ministre de l'Éducation nationale a par ailleurs indiqué réfléchir à une réorganisation plus structurelle des examens en période de canicule. Il envisagerait de concentrer l'ensemble des épreuves le matin, lorsque les températures sont les plus clémentes. Cette piste, évoquée pour le grand oral du baccalauréat, vise à éviter les après-midis les plus chauds et à limiter les risques pour la santé des élèves. Si cette mesure était retenue, elle pourrait s'appliquer à l'ensemble des examens nationaux en cas d'alerte canicule.

Contexte : une canicule record et des mesures d'urgence

La France traverse une vague de chaleur d'une intensité exceptionnelle. La journée de mardi a été la plus chaude jamais enregistrée dans le pays, et 58 départements sont placés en vigilance rouge. Cette situation a conduit les autorités à prendre des mesures d'urgence, notamment en matière de santé publique. Les appels au Samu ont bondi de 30 à 40 %, et les urgences craignent d'être débordées. Dans ce contexte, l'organisation des examens nationaux est devenue un sujet sensible.

Les annonces du ministre s'inscrivent dans le cadre d'une gestion de crise qui concerne également d'autres secteurs. Des coupures d'électricité ont par exemple été signalées dans le sud du Finistère, touchant environ 68 000 foyers, en raison d'un incident sur un transformateur lié à la chaleur. Un incendie a également ravagé 97 hectares de forêts dans le Maine-et-Loire.

Le ministère de l'Éducation nationale a indiqué suivre l'évolution de la situation en lien avec les préfectures et les services météorologiques, afin d'ajuster les mesures si nécessaire.