Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a plaidé pour une réorganisation des examens visant à les concentrer exclusivement le matin. « Il faut qu’on repense l’organisation des examens pour tout mettre le matin », a-t-il déclaré alors que la France traverse une période de fortes chaleurs. Cette prise de position intervient dans un contexte où les températures caniculaires rendent les conditions de passation des épreuves particulièrement éprouvantes, tant pour les candidats que pour les jurés.
Une adaptation face aux épisodes de chaleur récurrents
Le locataire de la rue de Grenelle n’a pas détaillé le calendrier ni les modalités opérationnelles de cette proposition. Il a néanmoins explicitement évoqué un changement structurel, allant au-delà des simples reports locaux déjà envisagés par le gouvernement. Concentrer toutes les épreuves le matin impliquerait de supprimer les sessions de l’après-midi, une mesure qui pourrait concerner le baccalauréat, mais aussi d’autres examens nationaux soumis aux mêmes contraintes. La déclaration s’inscrit dans le prolongement de réflexions antérieures, où l’exécutif avait déjà évoqué la possibilité de supprimer les épreuves de l’après-midi en cas de canicule.
Des questions en suspens
La proposition soulève plusieurs interrogations logistiques, notamment sur la capacité des établissements à accueillir l’ensemble des candidats sur une plage horaire réduite, ainsi que sur les éventuelles adaptations nécessaires pour les candidats en situation de handicap. À ce stade, les syndicats enseignants et les associations de parents d’élèves n’ont pas encore réagi officiellement à cette annonce. Le ministre n’a pas non plus précisé si cette réorganisation s’appliquerait dès la session 2026 ou si une concertation préalable serait engagée. Le débat sur l’organisation des examens en période de canicule est ainsi relancé, alors que de nombreux départements sont placés en vigilance rouge ou orange.