Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a proposé de réorganiser les examens en les programmant uniquement le matin, après les fortes chaleurs qui ont perturbé le déroulement du grand oral du baccalauréat. Dans une déclaration publique, il a jugé qu'il fallait repenser l'organisation des examens pour tout mettre le matin, une mesure qui viserait à éviter les heures les plus chaudes de la journée.

Cette annonce intervient alors que des jurés professeurs, chargés d'évaluer les élèves lors du grand oral, ont fait état d'une « grande confusion » et de conditions de travail pénibles en raison de la canicule. Les températures élevées, qui ont atteint jusqu'à 44 degrés dans certains départements placés en vigilance rouge, ont rendu les salles d'examen difficilement supportables, tant pour les candidats que pour les examinateurs.

Des jurés dénoncent des conditions précaires

Plusieurs enseignants ont rapporté des situations où la chaleur rendait la concentration quasi impossible, avec des salles non climatisées et une atmosphère étouffante. Ils réclament des mesures concrètes pour améliorer le confort lors des épreuves, notamment une meilleure anticipation des pics de chaleur.

Le ministre a reconnu la nécessité d'adapter le calendrier et l'organisation des examens aux aléas climatiques. « Il faut qu'on repense l'organisation des examens pour tout mettre le matin », a-t-il déclaré, suggérant que les épreuves de l'après-midi, particulièrement exposées aux fortes chaleurs, pourraient être supprimées ou décalées.

Des précédents de décalage d'épreuves

Cette proposition fait écho à des mesures déjà prises par le passé : en 2026, le gouvernement avait déjà autorisé le report local des oraux du baccalauréat en cas de canicule, une décision prise en juin de cette année-là. Le ministre avait alors souligné que les épreuves orales pourraient être décalées pour éviter les heures les plus chaudes.

Aujourd'hui, Édouard Geffray va plus loin en suggérant une refonte structurelle de l'emploi du temps des examens, afin de les concentrer sur la matinée, période où les températures sont les plus clémentes. Cette mesure, si elle était adoptée, concernerait l'ensemble des épreuves et pas seulement les oraux.

Un problème récurrent

La question de l'organisation des examens en période de canicule n'est pas nouvelle. Déjà en 2026, des voix s'étaient élevées pour dénoncer les conditions de passage des épreuves lors des vagues de chaleur. Le ministre avait alors indiqué que des adaptations étaient possibles, mais les critiques persistent quant à la lenteur des réformes.

Les syndicats d'enseignants et les associations de parents d'élèves attendent désormais des annonces concrètes de la part du ministère, alors que les épisodes caniculaires deviennent plus fréquents et plus intenses avec le changement climatique.

Des solutions en discussion

Plusieurs pistes sont évoquées par le ministre : la concentration des épreuves le matin, la généralisation de la climatisation dans les centres d'examen, ou encore le recours à des jauges réduites pour les salles. Aucune décision définitive n'a encore été prise, mais le ministre a promis de consulter les acteurs concernés avant la prochaine session du baccalauréat.

En attendant, les candidats et les jurés doivent composer avec une chaleur accablante, et les témoignages de « grande confusion » se multiplient. La situation met une pression supplémentaire sur le gouvernement pour qu'il agisse rapidement.