Le groupe chinois BYD, l'un des premiers constructeurs mondiaux de véhicules électriques, a présenté les principales lignes de son projet d'usine sur le sol européen. L'objectif affiché est d'entamer la production en série d'ici la fin de l'année 2027. L'entreprise doit toutefois encore trancher sur la localisation définitive du site, plusieurs pays étant en lice pour accueillir cette implantation.
Cette annonce marque une étape supplémentaire dans la stratégie d'internationalisation du constructeur, qui cherche à renforcer sa présence sur le marché européen tout en contournant les barrières douanières. BYD prévoit d'investir plusieurs centaines de millions d'euros dans cette installation, qui devrait comprendre à la fois des lignes d'assemblage et des activités de recherche et développement.
Le calendrier dévoilé prévoit plusieurs phases : une période de préparation des terrains et d'obtention des autorisations administratives dans les mois à venir, suivie du début des travaux de construction au premier trimestre 2027. La mise en service des premières chaînes de montage est ensuite espérée pour le second semestre de la même année.
Concernant le choix du pays, BYD examine actuellement plusieurs propositions, notamment en Europe de l'Est et du Sud, où les conditions économiques et réglementaires sont jugées favorables. Le constructeur avait déjà indiqué précédemment que la décision serait prise en fonction de la stabilité politique, des infrastructures logistiques et des incitations locales.
Cette usine devrait permettre à BYD de produire localement des véhicules destinés au marché européen, réduisant ainsi les délais de livraison et les coûts d'importation. Le site pourrait également servir de base pour l'exportation vers d'autres régions. Le constructeur n'a pas encore communiqué les volumes de production visés ni les modèles qui seront assemblés sur place.
L'arrivée de BYD en Europe s'inscrit dans un contexte de forte concurrence sur le marché du véhicule électrique, où les acteurs chinois gagnent rapidement des parts de marché. Selon des données récentes, certaines marques chinoises ont enregistré des progressions de ventes spectaculaires sur le Vieux Continent, ce qui pousse les constructeurs traditionnels à réagir.
Le projet européen de BYD suscite également l'attention des autorités locales, qui y voient une opportunité de créer des emplois et de dynamiser le tissu industriel. Plusieurs régions ont déjà fait part de leur intérêt pour accueillir l'usine, et des négociations sont en cours avec les gouvernements concernés.
Les prochains mois devraient être déterminants pour la concrétisation de ce projet, BYD s'étant engagé à communiquer le nom du pays retenu avant la fin de l'année en cours. Le constructeur espère ainsi donner une visibilité à ses partenaires et fournisseurs, tout en préparant le terrain pour une implantation rapide et efficace.