Des millions d'Européens font face à des températures caniculaires dépassant les 40 degrés Celsius, sous l'effet d'un dôme de chaleur qui rend les nuits étouffantes. Dans ce contexte, la question de la protection solaire devient cruciale, mais des voix s'élèvent sur les réseaux sociaux pour mettre en doute l'innocuité des crèmes solaires.

Une allégation récurrente

Plusieurs publications, partagées massivement, avancent que « depuis l'introduction de la crème solaire en 1940, le mélanome a augmenté de plus de 200 %, selon le National Cancer Institute ». Ces messages qualifient en outre la crème solaire de « poison » qui empêcherait le corps d'absorber correctement la lumière du soleil. Ce type de discours, bien que non nouveau, refait surface avec une fréquence accrue à mesure que les températures mondiales grimpent et que les épisodes de chaleur extrême se multiplient.

Que disent les études ?

L'analyse de ces affirmations révèle qu'elles sont trompeuses. Plusieurs travaux scientifiques, notamment ceux compilés par des organisations spécialisées dans le cancer de la peau, démontrent à l'inverse que l'utilisation régulière d'une crème solaire réduit le risque de développer un mélanome. « Il n'existe aucune preuve scientifique qui soutienne l'association entre l'utilisation de crème solaire et un risque plus élevé de cancer », a déclaré Brittany Schaefer, une spécialiste citée dans le cadre de cette vérification.

Un débat qui perdure

Le débat autour de la sécurité des filtres solaires n'est pas récent, mais il semble s'intensifier avec le réchauffement climatique. Les autorités sanitaires continuent de recommander l'application de crème solaire comme mesure de protection essentielle contre les rayons ultraviolets, cause avérée de cancers cutanés. Alors que l'Europe suffoque sous la chaleur, les experts rappellent que l'abandon de la protection solaire sur la base d'informations non vérifiées pourrait avoir des conséquences graves sur la santé publique.