Pologne, République tchèque et Danemark : des records absolus ou mensuels

La vague de chaleur qui a frappé l’Europe ces derniers jours continue de se déplacer vers l’est. Dimanche 28 juin, l’Europe occidentale a commencé à connaître un répit, mais la Pologne, la République tchèque et d’autres pays d’Europe centrale et orientale affrontent désormais des températures extrêmes, souvent inédites.

L’institut météorologique polonais a annoncé que le pays avait enregistré samedi 38,9 °C, ce qui constitue un nouveau record pour un mois de juin. Le record absolu de tous les temps en Pologne est de 40,2 °C, mais les prévisions pour dimanche indiquent que des régions de l’Ouest pourraient atteindre 42 °C, soit deux degrés de plus que ce record absolu.

La République tchèque a, elle aussi, vécu une journée historique. L’Institut tchèque de météorologie a indiqué que le pays avait enregistré dimanche sa température la plus élevée jamais mesurée, avec 40,8 °C. Samedi, ce record avait déjà été égalé ou battu dans 156 des 171 stations météorologiques du pays. Les autorités prévoient que ces températures accablantes se maintiendront au moins jusqu’à lundi.

Le Danemark, la Grande-Bretagne et l'Allemagne : des maximales inédites

Plus au nord, le Danemark a également été touché. L’Institut météorologique danois a confirmé que samedi, les températures ont dépassé 37 °C, ce qui en fait « le jour le plus chaud depuis le début des relevés en 1874 ». Dimanche, les températures restaient élevées, mais l’institut a précisé que le pic de la canicule était passé.

En Allemagne, la chaleur reste intense dimanche, même si l’épicentre se déplace vers l’est, selon le service météorologique allemand (Deutscher Wetterdienst). Vendredi, une mesure préliminaire avait indiqué que le record précédent avait été battu avec 41,3 °C. Certaines régions sont désormais menacées par de violents orages.

En Grande-Bretagne, les services météorologiques ont annoncé que la canicule touchait à sa fin. Le pays avait connu des records de température plus tôt dans la semaine.

Un bilan humain lourd, encore partiellement estimé

Les conséquences humaines de ces températures extrêmes se confirment. En Espagne, des modèles statistiques officiels suggèrent que plus de 200 décès survenus ces derniers jours pourraient être attribués à la canicule. En France, au moins 40 noyades ont été recensées, et trois enfants sont morts dans des véhicules surchauffés, selon le parquet. En Italie, au moins cinq personnes ont perdu la vie directement à cause de la chaleur.

L’infrastructure sous tension

Les systèmes ferroviaires, les centrales nucléaires et les musées ont dû s’adapter. Des rails ont gauchi, des réacteurs ont été mis à l’arrêt et plusieurs écoles ont fermé, laissant des parents sans solution de garde.

Un contexte de réchauffement accéléré

Les scientifiques rappellent que ces épisodes de chaleur extrême, rendus plus fréquents et plus intenses par le changement climatique d’origine humaine, s’inscrivent dans une tendance de fond : l’Europe se réchauffe plus vite que tout autre continent depuis trois décennies.