Une vague de chaleur intense et prolongée s'est abattue sur une grande partie de l'Europe occidentale et centrale, poussant les services météorologiques à émettre des alertes de haut niveau. Les conditions les plus extrêmes sont attendues au Royaume-Uni, en France et en Espagne, où le mercure pourrait dépasser les 40 degrés Celsius.

Des records de chaleur en vue

En France, plus de la moitié du territoire est placée en alerte rouge, le niveau d'avertissement le plus élevé pour un épisode caniculaire. Les prévisionnistes indiquent que Paris pourrait connaître une température de 40 °C cette semaine, ce qui serait une première pour un mois de juin. L'agence météorologique française, Météo-France, a annoncé que le pays avait connu sa nuit la plus chaude depuis le début des relevés en 1947. L'institution prévoit que des températures « exceptionnellement élevées, de jour comme de nuit » se maintiendront au moins jusqu'à jeudi, avec des pointes possibles à 43 °C dans le centre et l'ouest du pays.

De son côté, le service météorologique espagnol, AEMET, a signalé que les températures resteraient « extrêmement élevées » jusqu'à mercredi, avec des maximales de 40 °C ou plus sur de vastes zones. Lundi, au moins six localités ont dépassé ce seuil, culminant à 45,1 °C à Andújar, dans le sud du pays. Un léger rafraîchissement est attendu à partir de mercredi, avec une baisse notable jeudi.

Le Royaume-Uni sous une alerte rouge rare

Au Royaume-Uni, une alerte ambre, le deuxième niveau le plus élevé, est déjà en vigueur pour une grande partie de l'Angleterre et du pays de Galles. Mardi, les prévisionnistes du Met Office ont estimé que les températures pourraient monter jusqu'à 36 °C, approchant le record de juin de 35,6 °C établi en 1976. Une alerte rouge extrêmement rare pour chaleur extrême entrera en vigueur mercredi pour certaines parties du pays de Galles ainsi que le centre et le sud de l'Angleterre, y compris Londres, avec des maximales prévues entre 38 et 40 °C. Si la barre des 40 °C est franchie, il s'agirait du jour le plus chaud jamais enregistré aussi tôt dans l'année. Depuis le début des relevés en 1884, seul juillet 2022 avait vu le thermomètre atteindre ce niveau, avec 40,3 °C dans le Lincolnshire.

Un dôme de chaleur en cause

Les météorologues expliquent cet épisode par la présence d'un système de haute pression, appelé dôme de chaleur, stationné au-dessus de l'Europe continentale. Ce phénomène permet à de l'air chaud en provenance d'Afrique du Nord de remonter sur le continent. L'ensoleillement prolongé, combiné à l'air chaud comprimé et réchauffé sous le système, pousse les températures à environ 10 °C au-dessus des moyennes saisonnières.

Cette vague de chaleur, qui a débuté au milieu de la semaine dernière, survient peu après un épisode caniculaire en mai qui avait déjà battu des records pour cette période de l'année. Météo-France a souligné que de telles vagues de chaleur devenaient de plus en plus fréquentes en raison du changement climatique. Les scientifiques s'accordent à dire que les canicules dans le monde deviennent plus chaudes, plus fréquentes et plus longues, et que l'Europe se réchauffe plus rapidement que tout autre continent. En 2025, la quasi-totalité du continent a connu des températures supérieures à la normale.