Alors que la France connaît un épisode caniculaire intense, les autorités locales multiplient les adaptations pour protéger les travailleurs. Dans les Landes, le préfet a ainsi annoncé que les chantiers de bâtiment et de travaux publics ont été autorisés à entamer leur journée dès six heures du matin. « On a donné la possibilité de commencer les chantiers dès 6h », a-t-il déclaré, confirmant une mesure similaire prise dans les Deux-Sèvres, où le préfet avait également évoqué cette dérogation.

Cette décision s’inscrit dans une série de dispositifs d’urgence déployés dans plusieurs départements placés en vigilance rouge. L’objectif est d’éviter que les ouvriers ne travaillent aux heures les plus chaudes, alors que les températures extérieures oscillent entre 35 et 40 degrés Celsius. Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France, a souligné les dangers de l’habitacle des véhicules : « La température extérieure est comprise entre 35 et 40 degrés, mais dès qu’on est dans une voiture, c’est dramatique », a-t-il mis en garde, rappelant le risque de coup de chaleur pour les personnes qui restent enfermées dans un espace fermé sans ventilation.

Un drame à Carpentras

L’épisode de chaleur extrême a déjà causé des tragédies. À Carpentras, dans le Vaucluse, deux enfants sont décédés après avoir été laissés dans une voiture. Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte, selon les informations communiquées par les autorités judiciaires. Ce drame a ravivé les appels à la vigilance de la part des professionnels de santé et des pouvoirs publics.

Dans ce contexte, Yannick Neuder, ancien ministre de la Santé, a estimé que la prévention des noyades, en hausse pendant les périodes de canicule, relevait « d’une responsabilité collective et sociétale ». Il a insisté sur la nécessité pour chacun de veiller à la sécurité des plus vulnérables, notamment des enfants et des personnes âgées.

Fermetures d’écoles et interdictions de baignade

Pour faire face aux températures caniculaires, plusieurs communes ont pris des mesures exceptionnelles. À Nantes, l’ensemble des écoles ont été fermées, une décision qui vise à protéger les élèves et le personnel enseignant des effets de la chaleur. En Seine-et-Marne, la baignade a été interdite à Chelles, probablement en raison de la qualité de l’eau ou du risque de noyade accru pendant les fortes chaleurs.

Les préfets des départements concernés continuent d’adapter les règles locales en fonction de l’évolution de la situation météorologique. La possibilité de débuter les chantiers dès 6 heures du matin pourrait être étendue à d’autres zones si l’épisode caniculaire se prolonge.