Le candidat de gauche à la présidentielle colombienne, Ivan Cepeda, a lancé un appel au calme au lendemain de la proclamation des résultats qui l'ont vu s'incliner face à son adversaire d'ultradroite, Abelardo de la Espriella. Dans une déclaration publique, il a exhorté ses sympathisants à éviter toute escalade de violence, après que des rassemblements ont dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre.
Dimanche soir, la publication des chiffres officiels du scrutin a provoqué des rassemblements dans plusieurs villes du pays. À Bogota, la capitale, et à Cali, troisième agglomération du pays, ces manifestations ont dégénéré en heurts avec les forces de l'ordre. Des tensions ont opposé des groupes de manifestants aux policiers, sans que l'on connaisse pour l'instant le bilan précis de ces incidents.
Ivan Cepeda, figure de la gauche colombienne, a reconnu sa défaite et a appelé à la paix sociale. Il a insisté sur la nécessité de respecter le verdict des urnes tout en réaffirmant son engagement à poursuivre le combat politique par des voies démocratiques. Il a exhorté ses partisans à la retenue et à éviter toute forme de violence.
L'élection présidentielle de 2026 en Colombie a opposé deux visions radicalement opposées de la société. Ivan Cepeda, sénateur et défenseur des droits humains, incarnait une gauche progressiste. Son rival, Abelardo de la Espriella, se revendique d'une ligne dure, sur fond de promesses de sécurité et de lutte contre la corruption. La victoire de ce dernier, annoncée comme nette, a été confirmée par les autorités électorales.
Les violences post-électorales ne sont pas rares en Colombie, pays marqué par un long conflit armé et des tensions politiques récurrentes. Toutefois, l'appel au calme lancé par le candidat défait pourrait contribuer à apaiser la situation. Des dirigeants de la société civile ont également exhorté les partisans des deux camps à la retenue.
Dans les prochains jours, l'attention se portera sur la transition de pouvoir et la capacité du nouveau gouvernement à rassembler un pays divisé. Le président élu, Abelardo de la Espriella, n'a pas encore réagi publiquement aux troubles, mais il devrait prendre ses fonctions dans les semaines à venir.