Alors que la France subissait une canicule intense en juin dernier, la ministre de la transition écologique Monique Barbut a fait l’objet de critiques pour son attitude lors d’un déplacement à Perpignan. Sa visite, organisée le 20 juin dans les Pyrénées-Orientales, a été marquée par des tensions avec les services de l’État, les journalistes et des acteurs locaux, selon des informations recueillies sur place.

Au cœur de la crise climatique, la ministre a choisi de se rendre brièvement dans le département, mais son passage a suscité des interrogations sur sa disponibilité. Plusieurs témoins ont rapporté que le retour prévu en train à grande vitesse (TGV) a été annulé au profit d’un vol en avion, une décision qui a amplifié les critiques alors que les autorités appelaient à limiter les déplacements polluants.

Cette polémique intervient alors que Monique Barbut avait, quelques jours plus tôt, défendu son bilan face aux accusations d’inaction pendant la canicule. Dans des déclarations antérieures, elle avait plaidé pour une adaptation économique face aux vagues de chaleur et s’était expliquée sur l’usage de la climatisation dans les services publics, estimant que des solutions structurelles étaient nécessaires.

Un déplacement qui interroge

La question de l’absence de la ministre pendant l’épisode caniculaire a été posée, notamment au sein même du gouvernement et publiquement par les journalistes. Son déplacement à Perpignan, loin de répondre aux attentes, a renforcé les doutes sur la gestion de la crise. Les acteurs locaux, déjà sous pression face aux températures extrêmes, auraient exprimé leur mécontentement face à une visite jugée trop brève et mal préparée.

Le choix d’annuler le TGV pour l’avion a particulièrement été souligné, alors que le gouvernement prône la sobriété énergétique. Aucune explication officielle n’a été donnée sur ce changement de dernier moment.

Un contexte politique tendu

Cette affaire survient dans un climat politique où l’opposition réclame des comptes sur la gestion des canicules à répétition. Monique Barbut, qui occupe le poste de ministre de la transition écologique, est régulièrement interpellée sur l’adaptation du pays au réchauffement climatique. Ses récentes prises de position sur la climatisation et l’économie l’avaient déjà exposée à des vives critiques.

Le gouvernement, de son côté, n’a pas officiellement commenté les événements de Perpignan. La ministre pourrait être amenée à s’expliquer prochainement devant le Parlement ou lors d’une audition.