Le président des États-Unis, Donald Trump, a accompli mercredi 1er juillet 2026 son voyage inaugural à bord du tout nouvel avion présidentiel, offert par le gouvernement qatari. Parti de la base aérienne de Joint Base Andrews, dans le Maryland, l'appareil a rejoint le Dakota du Nord, où le chef de l'État devait inaugurer un musée dédié à la mémoire de Theodore Roosevelt.

Ce Boeing 747, dont la remise en état a coûté 400 millions de dollars, a été qualifié par Donald Trump de « meilleur avion jamais construit ». L'ancien Boeing 747-200, qui servait auparavant de Air Force One, avait été remplacé par ce nouveau modèle offert par Doha dans le cadre d'un don diplomatique qui suscite des interrogations depuis son annonce.

Le vol, qui marque la première utilisation officielle de cet appareil par le président, intervient après plusieurs mois de polémiques aux États-Unis concernant l'origine et le coût de ce cadeau. Des élus démocrates ont dénoncé un conflit d'intérêts potentiel, tandis que des experts en éthique ont soulevé des questions sur l'influence étrangère dans l'exécutif américain.

L'avion, un Boeing 747-8, a été entièrement reconfiguré selon les spécifications de la Maison-Blanche. Il dispose de systèmes de communication sécurisés, d'un centre médical de bord et d'équipements de défense antimissile. Le précédent Air Force One, en service depuis les années 1990, avait été jugé vétuste et nécessitait des réparations coûteuses.

Le président a salué la générosité du Qatar tout en affirmant que cet appareil permettrait de mener à bien ses déplacements officiels « avec rapidité et sécurité ». Il a également souligné que le musée Theodore Roosevelt, qu'il devait inaugurer, constituait un hommage à l'un de ses prédécesseurs républicains.

Ce don intervient dans un contexte de relations étroites entre Washington et Doha. Le Qatar a été un allié clé des États-Unis dans la région du Golfe, accueillant notamment la plus grande base aérienne américaine au Moyen-Orient. Cependant, le geste a été perçu par certains comme une tentative d'influencer la politique américaine, d'autant que le Qatar est régulièrement critiqué pour son bilan en matière de droits de l'homme.

Le premier vol du nouvel Air Force One a attiré l'attention des médias du monde entier, mais aussi des contrôleurs des comptes publics américains. Le Government Accountability Office (GAO) a annoncé qu'il examinerait les conditions de ce don, notamment les modalités de son acceptation par l'exécutif.

Donald Trump a conclu son voyage par une brève déclaration devant les journalistes, réaffirmant sa satisfaction. « Cet avion incarne la puissance et le raffinement de l'Amérique », a-t-il dit, avant de regagner Washington.