Une épreuve devenue incontournable
La Coupe du monde 2026 aborde sa phase à élimination directe, et avec elle le retour des séances de tirs au but. Lors de l'édition 2022, un record de cinq rencontres s'étaient conclues de cette manière. Avec l'ajout d'un tour de trente-deuxièmes de finale, ce chiffre pourrait être dépassé. Les 320 penalties tirés lors des 35 séances disputées depuis 1982 offrent une matière riche pour identifier les facteurs de succès.
Le palmarès des nations
L'Argentine se distingue comme la sélection la plus performante dans cet exercice, avec six victoires en sept séances, dont celle décisive de la finale de 2022 au Qatar. L'Allemagne, qui a transformé 17 de ses 18 tentatives, et la Croatie affichent un bilan parfait de quatre succès en quatre séances. À l'inverse, l'Espagne détient désormais le record du plus grand nombre de penalties manqués en Coupe du monde, avec neuf échecs, après avoir raté ses trois tentatives face au Maroc en huitièmes de finale en 2022. L'Angleterre, qui occupait auparavant cette position, totalise huit échecs. Le Japon, le Mexique et la Roumanie ont perdu leurs deux seules séances, tandis que la Suisse est la seule nation à avoir manqué l'intégralité de ses tentatives (zéro sur trois). En revanche, la Belgique, la Corée du Sud et le Paraguay ont inscrit tous leurs penalties (cinq sur cinq).
Les individualités qui font la différence
Parmi les joueurs, Lionel Messi et Luka Modric sont les seuls à avoir marqué lors de trois séances de tirs au but différentes en Coupe du monde, avec un sans-faute. L'un des penalties de l'Argentin a scellé le sacre de 2022. Vingt-trois autres joueurs ont réussi deux tentatives sur deux. L'Italien Roberto Baggio, dont l'échec en finale de 1994 est resté célèbre, a marqué deux de ses trois tentatives.
La préparation psychologique et tactique
Au-delà des statistiques, la préparation mentale et la gestion de la pression sont des éléments centraux. Les équipes misent sur la confiance, le sang-froid et le recours à des consultants spécialisés pour aborder l'épreuve. L'objectif est d'instaurer un processus clair et répété, afin de réduire l'incertitude inhérente à l'exercice. Le choix des tireurs, l'ordre de passage et l'étude des gardiens adverses sont autant de paramètres affinés à l'entraînement.
Des enseignements pour l'édition 2026
Alors que les nations peaufinent leurs derniers réglages avant les matchs couperets, l'histoire récente montre que la maîtrise des tirs au but peut faire basculer un parcours. La rigueur statistique et la préparation mentale ne remplacent pas l'exécution technique, mais elles offrent un cadre pour aborder ce moment de vérité avec davantage de sérénité. Les sélections qui sauront allier ces dimensions pourraient bien tirer leur épingle du jeu dans les semaines à venir.