Le drame survenu le 22 juin dernier lors du match Algérie-Jordanie à Mexico a conduit la FIFA à prendre une mesure radicale : l’exclusion des deux équipes de la compétition. Le supporter jordanien, dont l’identité n’a pas été révélée, est décédé après des affrontements dans les tribunes. Les enquêtes menées par les autorités mexicaines et la fédération internationale ont mis en lumière des manquements graves en matière de sécurité.

Une décision de la FIFA sans appel

Ce 1er juillet, le comité exécutif de la FIFA a officialisé l’exclusion de l’Algérie et de la Jordanie, estimant que les deux fédérations n’avaient pas pris les mesures nécessaires pour prévenir les violences. « Les événements tragiques survenus à Mexico ont conduit à une perte de vie humaine. La responsabilité des organisateurs est engagée », a déclaré le porte-parole de la FIFA. « Désormais, les deux sélections ne participeront plus à la Coupe du monde 2026. »

Des conséquences immédiates pour les joueurs et les supporters

Les joueurs algériens et jordaniens ont appris la nouvelle avec stupéfaction. « Nous sommes anéantis. Nous voulions simplement jouer au football, pas être mêlés à cela », a confié le capitaine de l’Algérie, Riyad Mahrez. Du côté jordanien, l’attaquant Hamza Al-Dardour a exprimé sa tristesse : « Nous pleurons notre supporteur, mais nous aurions aimé que la justice soit rendue autrement. »

Les supporters des deux pays, déjà éprouvés, ont réagi avec colère et déception. À Alger et à Amman, des rassemblements ont eu lieu pour protester contre une décision jugée trop sévère. Les autorités locales ont appelé au calme.

Un précédent inquiétant pour le football mondial

Cette exclusion est la première du genre dans l’histoire de la Coupe du monde. Elle pourrait créer un précédent redouté par les instances sportives. Des experts en droit du sport estiment que cette décision ouvre la voie à des sanctions accrues en cas de violence dans les stades. « La FIFA envoie un message clair : la sécurité des supporters est prioritaire », analyse un juriste spécialisé. « Mais cela pourrait aussi dissuader certains pays d’organiser des matches à risque. »

Les prochains jours s’annoncent tendus

Les fédérations algérienne et jordanienne ont annoncé leur intention de faire appel. « Nous allons contester cette décision devant le Tribunal arbitral du sport », a indiqué le président de la Fédération algérienne de football. « Nos équipes n’ont commis aucune faute directe. »

En attendant, le Mondial 2026 continue avec les autres nations. Les prochains matches se joueront sans l’Algérie et la Jordanie, tandis que les enquêtes se poursuivent afin de déterminer les responsabilités exactes dans ce drame.