Un pas en avant pour les familles

Le congé de naissance est désormais une réalité. Entré en vigueur le 1er juillet 2026, ce nouveau droit permet à chaque parent de s’arrêter jusqu’à deux mois après la naissance d’un enfant, en complément des congés maternité et paternité déjà existants. L’indemnisation est nettement revalorisée par rapport à l’ancien congé parental, qui ne versait qu’environ 450 euros par mois. Désormais, le premier mois est indemnisé à hauteur de 70 % du salaire, le second à 60 %.

Un plafond qui limite l’indemnisation

Pour autant, le montant effectivement perçu n’est pas égal à ces pourcentages pour tous les salariés. L’indemnisation est calculée sur la base du salaire, mais dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 euros au 1er janvier 2026. Au-delà de ce seuil, la rémunération prise en compte est tronquée. Ainsi, un salarié dont le revenu mensuel est de 4 500 euros ou plus peut voir la perte atteindre plusieurs milliers d’euros sur la durée totale du congé. Cette information a été rapportée par le journaliste Guillaume Botton dans une analyse publiée fin juin. Soléna Busson-Mars, porte-parole de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH), confirme que la question la plus récurrente des salariés concerne le montant réel des indemnités.

Des parents séduits par la possibilité de choisir

Malgré ces limitations, l’accueil est majoritairement positif. De nombreux futurs parents expriment leur satisfaction de pouvoir bénéficier d’un congé mieux rémunéré et plus long. L’un d’eux témoigne : « J’ai envie de passer du temps avec ce bébé », illustrant le souhait de profiter des premiers mois de l’enfant sans subir une trop forte baisse de revenus. La mesure est perçue comme une avancée sociale importante, offrant une réelle alternative à la fois pour les mères et les pères.

Un dispositif perfectible

Les associations de DRH et certains experts estiment que le plafonnement pourrait freiner l’adhésion des cadres supérieurs, pour qui la perte financière est plus sensible. Le gouvernement défend néanmoins cette réforme comme un moyen de mieux soutenir les familles dès les premières semaines de vie de l’enfant.

Modalités pratiques

Le congé de naissance s’applique à toutes les naissances intervenues à partir du 1er juillet 2026. Les parents doivent en faire la demande auprès de leur employeur et de leur caisse d’allocations familiales. La durée totale de deux mois par parent peut être fractionnée, selon des modalités qui restent précisées par les textes d’application.

En somme, si la réforme répond à une attente forte, son impact financier réel dépend du niveau de salaire de chacun. Le débat sur l’équité du dispositif est désormais lancé.