Conor McGregor effectue samedi soir son grand retour dans l’octogone, cinq ans après sa dernière apparition. L’ancien double champion de l’UFC, âgé de 37 ans, affronte l’Américain Max Holloway en combat principal de l’UFC 329, à la T-Mobile Arena de Las Vegas. Ce combat de poids welters constitue une revanche de leur première opposition, remportée par McGregor par décision unanime en août 2013 à Boston.

L’absence du combattant irlandais s’explique par la blessure subie lors de son dernier combat. Le 10 juillet 2021, à l’UFC 264, il faisait face à Dustin Poirier lorsque, au premier round, il a violemment fracturé son tibia et sa cheville gauches. Le médecin de la fédération a stoppé le combat, offrant la victoire par KO technique à Poirier. Cette défaite faisait suite à un premier revers contre le même adversaire six mois plus tôt, toujours par KO technique.

Depuis cette soirée, McGregor n’a plus combattu. Un retour était initialement prévu en juin 2024 contre Michael Chandler, mais une blessure à un orteil avait contraint l’organisation à reporter l’affrontement, qui n’a jamais été reprogrammé. Le combat contre Holloway marque donc le véritable retour de « The Notorious » dans la discipline.

Un adversaire en pleine ascension

Max Holloway, 27 victoires pour 9 défaites, effectue ses débuts officiels dans la catégorie des welters après une carrière dominante chez les poids plumes et les poids légers. L’Hawaïen de 33 ans espère prendre sa revanche sur McGregor, qu’il avait affronté il y a treize ans alors que les deux hommes débutaient à l’UFC.

De son côté, McGregor affiche un bilan de 22 victoires pour 6 défaites. Il s’est dit « reconnaissant de cette opportunité de relancer sa carrière » lors de la conférence de presse précédant le combat. « L’ancien champion champion, je vise la triple couronne », a-t-il déclaré, évoquant son ambition de décrocher un troisième titre dans une nouvelle catégorie.

Une carte dense à Las Vegas

L’UFC 329, qui clôt la semaine internationale du MMA, propose une carte principale de cinq combats. Outre McGregor et Holloway, le Français Benoît Saint Denis affronte le Britannique Paddy Pimblett dans un duel très attendu. Le programme inclut également les oppositions entre Cory Sandhagen et Mario Bautista, Lone’er Kavanagh et Brandon Royval, ainsi que King Green et Terrance McKinney.

Les préliminaires, qui débutent à 23 heures heure française, voient entre autres Robert Whittaker face à Nikita Krylov, Gable Steveson contre Elisha Ellison, et Cody Garbrandt opposé à Adrian Yanez. La carte principale est prévue à partir de 3 heures du matin dans la nuit de samedi à dimanche.

Un parcours entaché par des controverses

Le retour de Conor McGregor suscite toutefois des interrogations, au-delà de son éloignement des rings. L’Irlandais a vu sa réputation ternie par plusieurs affaires judiciaires. En novembre 2024, un jury civil a estimé qu’il avait agressé sexuellement Nikita Hand dans un hôtel de Dublin en décembre 2018, le condamnant à verser 206 000 livres de dommages et intérêts. McGregor a perdu l’appel de ce jugement en juillet 2025. Nikita Hand a ensuite annoncé son intention de le poursuivre, ainsi que deux autres personnes, pour abus de procédure.

McGregor continue de nier les faits et accuse ses accusatrices de mentir. Nikita Hand a déclaré se sentir « retraumatisée encore et encore » par le procès. Le combattant a également manqué plusieurs tests antidopage par le passé et vu son nom mêlé à d’autres incidents. Malgré ces polémiques, l’UFC a choisi de placer son combat en tête d’affiche de l’un de ses événements phares de l’année.

Un choc crucial pour les deux hommes

Pour McGregor, ce combat représente bien plus qu’un simple retour : il doit prouver qu’il peut encore rivaliser au plus haut niveau après cinq années d’inactivité et une grave blessure. Pour Holloway, c’est l’occasion de confirmer son adaptation à une nouvelle catégorie et d’effacer l’unique défaite subie face à l’Irlandais au début de sa carrière. La rencontre s’annonce décisive pour l’avenir des deux combattants dans l’organisation.