L’Argentine a tremblé jusqu’au bout, ce 3 juillet 2026, pour valider son billet pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde. Opposée au Cap-Vert en seizièmes de finale, l’Albiceleste a dû attendre la cinquième minute du temps additionnel pour faire la différence. Lionel Messi, d’une tête rageuse, a offert la victoire à son équipe (1-0) et inscrit un nouveau chapitre de sa légende.

Ce but, le premier de l’Argentine dans la rencontre, a également permis au capitaine argentin d’établir un record individuel : celui du joueur le plus âgé à marquer lors d’un match à élimination directe de Coupe du monde. À 39 ans et 10 jours, Messi efface des tablettes le précédent record détenu par… lui-même. Un exploit qui ne masque pourtant pas les difficultés rencontrées par son équipe face à une sélection cap-verdienne accrocheuse et bien organisée.

Une qualification dans la douleur

La rencontre, disputée dans un stade comble, a tenu toutes ses promesses. Le Cap-Vert, porté par une défense de fer et des contres rapides, a longtemps neutralisé les offensives argentines. Les hommes de Lionel Scaloni ont multiplié les tentatives, frappant à plusieurs reprises sur les montants ou butant sur un gardien cap-verdien particulièrement inspiré. En seconde période, la pression argentine s’est faite plus forte, mais sans réussite.

C’est finalement sur un centre de l’inévitable Ángel Di María, à la 90e+5, que Messi a surgi au premier poteau pour placer sa tête et crucifier les espoirs du Cap-Vert. Un soulagement immense pour les supporters argentins et pour le joueur lui-même, qui a dédié son but à ses coéquipiers. « Nous n’avons jamais baissé les bras, même dans les moments difficiles », a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre.

La presse s’interroge sur une dépendance à la star

Au-delà du record et de la qualification, cette performance a relancé les interrogations autour du collectif argentin. Plusieurs analystes relèvent une certaine dépendance de l’Albiceleste envers son numéro 10, capable à lui seul de débloquer une situation compromise. Si le génie de Messi a encore une fois fait la différence, des voix s’élèvent pour pointer les carences offensives de l’équipe et sa difficulté à créer du jeu sans son maître à jouer. « Merci Messi », a ironisé une partie de la presse internationale, saluant le geste tout en questionnant la solidité d’un collectif qui peine à exister sans son phare.

Des adversaires de plus en plus redoutables

Avec cette qualification, l’Argentine retrouvera en huitièmes de finale un adversaire qui s’annonce autrement plus redoutable que le Cap-Vert. Les champions du monde en titre devront montrer un tout autre visage pour espérer aller loin dans ce Mondial. Le sélectionneur Lionel Scaloni, conscient des lacunes aperçues, a reconnu devoir trouver des solutions pour mieux répartir la charge offensive. « Nous savons que nous pouvons mieux faire. L’équipe a du caractère, mais il faut que tout le monde soit au diapason », a-t-il confié en conférence de presse.

Messi, toujours au rendez-vous

Malgré les doutes, une certitude demeure : Lionel Messi continue de repousser les limites du football mondial. Ce nouveau record — celui du joueur le plus âgé à marquer en phase finale de Coupe du monde — vient s’ajouter à une collection déjà riche. Il devient aussi le premier footballeur à inscrire un but lors de six Coupes du monde différentes. À 39 ans, le capitaine argentin semble toujours aussi déterminé à porter son équipe vers de nouveaux sommets. Le prochain match s’annonce comme un test décisif pour mesurer la capacité de l’Argentine à conjuguer talent individuel et force collective.