Vingt-quatre heures après le coup de sifflet final du match qui a vu l'Espagne remporter sa deuxième Coupe du monde, les conséquences de la finale se déclinent sur deux tableaux contrastés. D'un côté, la victoire hispanique propulse la Roja à la première place du classement mondial de la FIFA, détrônant l'Argentine qui occupait ce rang avant la compétition. L'écart est désormais inversé : l'Albiceleste glisse à la seconde position. Cette consécration mathématique vient couronner une performance sportive aboutie.

De l'autre côté, l'effondrement argentin a eu des répercussions tragiques dans les rues de Buenos Aires. Deux supporters de l'équipe nationale sont décédés d'un arrêt cardiorespiratoire durant la rencontre. Le premier, un homme de 67 ans, s'est effondré en pleine voie publique pendant les prolongations. Les secours du Service d'Assistance Médicale d'Urgence (SAME) sont intervenus sur place mais n'ont pu le ranimer, son décès étant constaté immédiatement. Le second, un octogénaire de 88 ans, a été pris d'un malaise alors que sa fille alertait les services d'urgence. Une troisième personne se trouve actuellement dans un état critique, entre la vie et la mort. Ces drames, liés à l'émotion intense et au stress du match, plongent une partie du pays dans le deuil.

L'Espagne, qui avait déjà dominé l'Argentine 1-0 en finale après prolongation, confirme ainsi sa suprématie sur le plan comptable. Les deux faits majeurs de cette édition 2026 — le changement de leadership au classement FIFA et les pertes humaines du côté argentin — marquent en profondeur le tournoi. Les autorités argentines n'ont pas encore communiqué de mesures particulières, tandis que la fédération espagnole savoure son double succès (trophée et classement). La Roja retrouve les sommets qu'elle avait connus après son premier titre mondial.