Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, est intervenu personnellement dans la controverse entourant l'horaire du huitième de finale de la Coupe du monde 2026 entre l'Angleterre et le Mexique. Selon des informations, il a donné pour instruction à ses collaborateurs de défendre, avec l'appui de la Fédération anglaise de football (FA), le maintien du coup d'envoi à l'heure initialement prévue.
La FIFA avait envisagé d'avancer le match de six heures, soit à midi, en raison d'un risque d'orages violents annoncé autour du stade Azteca, qui peut accueillir plus de 87 000 spectateurs. L'instance craignait notamment les conséquences de la foudre et d'inondations potentielles. Mais cette proposition, formulée moins de 48 heures avant le match, a suscité une vive opposition des deux fédérations nationales.
L'implication du gouvernement britannique
La ministre des Affaires étrangères, Yvette Cooper, est également montée au créneau. Elle a contacté l'ambassadeur britannique au Mexique pour lui demander d'effectuer des démarches diplomatiques, afin que les quelque 3 000 supporters anglais ayant déjà fait le déplacement ne soient pas privés de la rencontre. Le Premier ministre a lui-même évoqué l'affaire lors d'une réception à Downing Street, affirmant : « Nous avons dû batailler avec la FA pour le faire revenir à son horaire initial, ce qui était contre-intuitif. »
De son côté, le sélectionneur mexicain, Javier Aguirre, avait qualifié la proposition de la FIFA de « coup de pied dans le ventre ». Les deux camps dénonçaient les perturbations pour les supporters comme pour la préparation des équipes.
Cinq heures et demie d'incertitude
Après plus de cinq heures de flottement, la FIFA a finalement annoncé que le match conserverait son horaire de 18 heures (heure locale). Cependant, en raison des conditions météorologiques, le coup d'envoi a été repoussé d'une heure. L'Angleterre s'est imposée 3-2, décrochant son billet pour les quarts de finale où elle affrontera la Norvège, samedi à Miami.
La Fédération anglaise de football n'a pas souhaité commenter l'intervention du gouvernement. Cet épisode illustre les tensions qui peuvent surgir entre les instances sportives et les autorités politiques lorsque des décisions de dernière minute menacent de perturber l'organisation d'un événement planétaire.