Le drame survenu dimanche sur l'aérodrome de Tomblaine, dans la banlieue de Nancy, constitue la catastrophe la plus lourde en vies humaines jamais enregistrée pour l'aviation générale en France, selon le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA). Onze personnes ont trouvé la mort dans le crash de l'appareil.
Une enquête judiciaire et technique
Le parquet de Paris a immédiatement ouvert une information judiciaire pour homicide involontaire, a annoncé le procureur adjoint Christian de Rocquigny lors d'une conférence de presse tenue mardi. Ce dernier a qualifié l'enquête menée par le BEA de « complexe ». Les premiers éléments n'ont pas encore permis de déterminer les causes de l'accident.
Des réactions officielles
Interrogé sur les circonstances du drame, le ministre des Transports a estimé que l'accident semblait « assez inexplicable ». Les enquêteurs se consacrent à l'analyse des débris, des enregistrements et des témoignages pour tenter de reconstituer le déroulement des faits.
Un bilan sans précédent
Avec onze victimes, ce crash constitue le plus lourd tribut humain pour un accident d'aviation générale dans l'Hexagone. Les autorités locales ont précisé qu'aucune victime au sol n'était à déplorer. L'évacuation de l'épave a été réalisée dans les jours qui ont suivi, afin de permettre les expertises techniques.
Contexte et suites
La communauté des parachutistes, très active sur cette plateforme, est sous le choc. Plusieurs témoins ont fait part de leur émotion, notamment un jeune homme qui devait embarquer à bord et a échappé au drame. Le BEA devrait publier un premier rapport dans les semaines à venir.