Une vague de signalements
Une affaire de deepfakes à caractère sexuel secoue le collège de Mourmelon-le-Grand (Marne). Entre les élèves, les enseignants et les autres employés de l’établissement, une dizaine de plaintes ont été déposées ces derniers jours, a confirmé le parquet. Ces procédures font suite à la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’images truquées et d’éléments relevant de la vie privée des victimes.
L’enquête en cours
Sept collégiens, des agents de l’éducation nationale, des enseignants et d’autres personnels se sont constitués parties civiles. Les investigations ont été confiées aux services de gendarmerie. À ce jour, aucune interpellation n’est intervenue, selon le ministère public.
Un phénomène préoccupant
Cette affaire illustre la recrudescence des deepfakes — des montages vidéo ou photographiques hyperréalistes — utilisés pour harceler ou humilier des personnes, souvent des mineurs. Le parquet de Châlons-en-Champagne a ouvert une enquête pour diffusion de ces contenus sans le consentement des intéressés. Les faits sont susceptibles de relever de l’exploitation d’images à caractère pornographique impliquant des mineurs et de l’atteinte à la vie privée.
Un précédent dans la région
Cet épisode s’inscrit dans une tendance plus large de cyberharcèlement en milieu scolaire. Dans la même région, d’autres établissements ont déjà été confrontés à des cas similaires, poussant les autorités à renforcer la prévention numérique auprès des adolescents.
Les suites judiciaires
L’enquête devra déterminer l’origine des images et identifier leurs auteurs. La peine encourue pour la diffusion de deepfakes sexuels sans consentement peut aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende, des sanctions alourdies lorsque les victimes sont mineures.
Réactions et mesures de soutien
Le rectorat de Reims a été informé de la situation et des cellules psychologiques devraient être mises en place pour accompagner les élèves et le personnel touchés. De leur côté, les associations de lutte contre le cyberharcèlement appellent à une meilleure éducation au numérique et à un signalement systématique de ces contenus sur les plateformes.