Une information rendue publique le 26 mai 2026 pointe du doigt le constructeur autrichien KTM. Selon les éléments divulgués, plusieurs modèles de motos commercialisés par la marque seraient secrètement débridés. Ce procédé, qui consiste à augmenter la puissance du moteur via des modifications logicielles, se ferait au détriment du contrôle des émissions polluantes. Les niveaux de pollution ainsi générés sont qualifiés d’« explosifs » dans le rapport, dépassant très largement les seuils autorisés par la réglementation en vigueur.

Un scandale aux accents de Dieselgate Cette affaire rappelle le scandale des moteurs truqués qui avait éclaté dans l’industrie automobile il y a une dizaine d’années. Dans le cas présent, ce sont les motos de la gamme KTM, très prisées des amateurs de conduite sportive, qui seraient concernées. Le débridage secret permettrait d’offrir des performances accrues, mais au prix d’une pollution atmosphérique massive, notamment en oxydes d’azote et en particules fines.

Des conséquences potentielles pour le groupe Pierer Mobility KTM fait partie du groupe Pierer Mobility, un acteur majeur du deux-roues européen. Les révélations pourraient avoir des répercussions juridiques et commerciales importantes. Les autorités de régulation pourraient ouvrir des enquêtes, et les propriétaires de motos concernées pourraient être confrontés à des rappels ou à des actions en justice. Aucune réaction officielle de KTM n’a été diffusée à ce stade.

Un impact environnemental préoccupant Les motos débridées peuvent émettre plusieurs fois les limites homologuées, contribuant ainsi à la dégradation de la qualité de l’air. Les associations environnementales dénoncent régulièrement ces pratiques qui contournent les contrôles antipollution. Si les faits sont confirmés, ils pourraient relancer le débat sur la nécessité de renforcer les tests d'homologation et les sanctions pour les constructeurs.