Donald Trump promet une réponse militaire « très dure »

Le président des États-Unis a prévenu que son pays allait reprendre ses offensives contre l'Iran avec une vigueur accrue. Interrogé par des journalistes dans le Bureau ovale, Donald Trump a indiqué que les forces américaines s'apprêtaient à « attaquer très fort » la République islamique. Il a justifié cette escalade par la destruction d'un hélicoptère de combat américain, qu'il attribue à l'Iran. « Je suppose que nous avons le droit de faire cela », a-t-il ajouté en réponse à une question sur la reprise des bombardements.

Le chef de l'État a également évoqué les négociations en cours, affirmant avoir travaillé avec Téhéran « depuis plusieurs mois » sur un accord. Selon lui, ce texte interdirait à l'Iran de posséder une arme nucléaire. « Nous étions vraiment proches d'un accord », a-t-il déclaré, avant d'appeler les autorités iraniennes à « signer cet accord, c'est un bon accord ».

L'Iran promet de « résister fermement »

De son côté, le président iranien a répondu par un message de fermeté. Masoud Pezeshkian a assuré que l'Iran, fort de ses compétences et de l'unité nationale, « résistera fermement contre toute pression ou menace ». Dans un message publié sur la plateforme X, il a qualifié toute menace visant les infrastructures critiques iraniennes de signe de « désespoir ».

Nouvelle frappe contre un pétrolier dans le golfe d'Oman

Le commandement central des États-Unis a annoncé avoir frappé un pétrolier qui violait le blocus en transportant du pétrole iranien. Dans un communiqué, CENTCOM précise que le navire M/T Settebello, battant pavillon des Palaos, a été neutralisé dans le golfe d'Oman. « Un avion américain a tiré des munitions de précision dans la salle des machines du navire après que l'équipage a refusé à plusieurs reprises de se conformer aux directives des forces américaines », a détaillé le commandement.

Cette opération, survenue dans la nuit du 9 au 10 juin, porte à huit le nombre de navires jugés non conformes qui ont été ciblés par les forces américaines depuis le 13 avril. Au cours de cette même période, 134 navires ont été redirigés et 42 transportant de l'aide humanitaire ont été autorisés à passer.

Risque d'embrasement généralisé

Le secrétaire général des Nations unies a exprimé sa préoccupation face à la dégradation de la situation. Selon lui, le conflit actuel comporte un risque qu'un « petit incendie » ne se transforme en « guerre totale ». Les hostilités entre les deux puissances se sont intensifiées ces dernières semaines, après que Washington a imputé à Téhéran la chute d'un hélicoptère d'attaque au large d'Oman et a lancé des frappes contre des sites iraniens. L'Iran a riposté en ciblant des installations américaines à Bahreïn et au Koweït.

Contexte d'une escalade militaire

Cette nouvelle phase de tensions s'inscrit dans un cycle de représailles qui s'est accéléré depuis le printemps. Les États-Unis ont mis en place un blocus maritime visant à entraver les exportations pétrolières iraniennes, ce qui a conduit à une série d'incidents en mer. Les déclarations de Donald Trump suggèrent que l'administration américaine entend maintenir une pression militaire maximale sur Téhéran, tout en réclamant la signature d'un accord de paix qui reste, selon lui, à portée de main.