Washington annonce une escalade militaire
Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré que les forces américaines allaient de nouveau attaquer l’Iran « très durement », évoquant une escalade des hostilités entre les deux pays. Interrogé par des journalistes dans le Bureau ovale, M. Trump a confirmé que les bombardements reprendraient, en lien avec la destruction d’un hélicoptère de combat américain qu’il attribue à l’Iran. « Nous allons les attaquer, les attaquer très durement », a-t-il affirmé, ajoutant : « Sur la base de l’hélicoptère, je pense que nous avons le droit de le faire. »
Le président a précisé que les négociations en vue d’un accord de paix avec l’Iran duraient depuis « plusieurs mois ». Il a exhorté Téhéran à « signer cet accord, c’est un bon accord », qui interdirait à la République islamique de se doter d’une arme nucléaire. « Nous étions vraiment proches d’un accord, mais ils ne l’ont pas signé », a-t-il déploré, estimant que l’Iran devait « payer le prix » de ce refus.
Téhéran promet de « tenir bon »
Face aux menaces américaines, le président iranien Masoud Pezeshkian a publié un message de fermeté sur le réseau social X. « L’Iran, s’appuyant sur la connaissance et les capacités de ses spécialistes, l’unité nationale et la solidarité, tiendra bon face à toute pression ou menace », a-t-il écrit. Le chef de l’État a qualifié toute menace de cibler les infrastructures critiques iraniennes de signe de « désespoir ». Cette réponse intervient alors que les États-Unis avaient déjà mené des frappes sur des sites iraniens, auxquelles Téhéran a répliqué par des attaques contre des installations américaines à Bahreïn et au Koweït.
Le secrétaire général de l’ONU met en garde
Dans ce contexte de tensions croissantes, le secrétaire général des Nations unies a exprimé son inquiétude, estimant qu’il existe un risque qu’un « incendie mineur » ne se transforme en « guerre totale ». La communauté internationale observe avec préoccupation l’enchaînement des frappes et des contre-attaques.
La marine américaine frappe un pétrolier dans le Golfe d’Oman
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM), chargé des opérations militaires au Moyen-Orient, a annoncé avoir neutralisé un pétrolier soupçonné de transporter du pétrole iranien en violation du blocus américain. Dans un communiqué publié sur X, le CENTCOM a précisé que « le 9 juin à 23 h 14, les forces américaines ont neutralisé un pétrolier dans le golfe d’Oman pour le deuxième jour consécutif ». Le navire, le M/T Settebello, battant pavillon des Palaos, a été pris pour cible alors qu’il transitait dans cette zone maritime. « Un avion américain a tiré des munitions de précision dans la salle des machines après que l’équipage a refusé à plusieurs reprises de se conformer aux directives des forces américaines », a détaillé le CENTCOM.
Depuis le 13 avril, les forces américaines affirment avoir visé et neutralisé huit navires jugés non conformes. Elles indiquent avoir redirigé 134 bâtiments et autorisé le passage de 42 navires transportant de l’aide humanitaire.
Un conflit qui s’étend
Les États-Unis ont imputé à l’Iran la responsabilité de l’écrasement d’un hélicoptère de combat américain au large d’Oman, un incident qui a servi de prétexte à la reprise des frappes. En représailles, l’Iran a mené des attaques sur des positions américaines à Bahreïn et au Koweït, élargissant le théâtre des opérations. Alors que les deux camps se renvoient la responsabilité de l’escalade, les appels à la désescalade se multiplient, sans infléchir pour l’instant la position des belligérants.