Donald Trump a assuré à Benyamin Nétanyahou qu'il ne serait pas arrêté lors de son séjour aux États-Unis, a-t-on appris ce lundi. Cette promesse fait suite aux déclarations du maire de New York, Zohran Mamdani, qui avait affirmé étudier la faisabilité légale d'une telle arrestation dans le cadre de la plainte déposée devant la Cour pénale internationale (CPI) contre le dirigeant israélien.
M. Mamdani, démocrate élu à la tête de la métropole américaine, a indiqué lors d'un entretien publié samedi qu'il menait des discussions avec des experts juridiques pour déterminer si la ville pouvait exécuter un mandat d'arrêt de la CPI. La CPI a émis en novembre dernier un mandat contre M. Nétanyahou pour des soupçons de crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans la bande de Gaza. M. Mamdani a précisé que son équipe examinait la législation locale et fédérale pour évaluer les options.
La réaction de Donald Trump
Donald Trump, qui brigue un nouveau mandat présidentiel en 2028, a immédiatement réagi en contactant le premier ministre israélien. Selon des sources proches du dossier, l'ancien président a promis que les autorités new-yorkaises n'auraient pas le pouvoir de procéder à une arrestation et que lui-même veillerait à ce que le séjour de M. Nétanyahou se déroule sans encombre. Cette intervention souligne les tensions politiques autour de la visite prévue du dirigeant israélien à l'Assemblée générale des Nations unies en septembre.
Un précédent contesté
La question de l'arrestation d'un chef d'État en exercice sur le territoire américain divise les juristes. Les États-Unis ne sont pas signataires du traité de Rome, qui a créé la CPI, et ne reconnaissent pas sa compétence. Plusieurs responsables américains, tant républicains que démocrates, ont estimé que l'arrestation de M. Nétanyahou serait contraire au droit international, car les États-Unis ne sont pas partie à la CPI. Toutefois, certains experts avancent que la ville de New York pourrait en théorie coopérer avec la Cour si elle le souhaitait, en vertu de ses propres lois.
Implications politiques
Cette affaire intervient dans un contexte de relations tendues entre l'administration Biden et le gouvernement israélien. Le président Joe Biden n'a pas encore commenté publiquement les projets du maire de New York. La visite de M. Nétanyahou à l'ONU est très attendue, alors qu'il doit prononcer un discours sur la situation au Proche-Orient. Les partisans du dirigeant israélien dénoncent une manœuvre politique de la part de M. Mamdani, tandis que les organisations de défense des droits humains saluent son initiative.
En attendant, le porte-parole de M. Nétanyahou a remercié Donald Trump pour son soutien, qualifiant l'épisode de « diversion ». Le maire de New York n'a pas réagi directement aux propos de l'ancien président, mais ses services ont indiqué qu'ils poursuivraient leur analyse juridique « dans l'intérêt de la justice internationale ».