Donald Trump a annoncé, le 11 juin, l'intention des États-Unis de prendre le contrôle des infrastructures pétrolières et gazières iraniennes, intensifiant encore la crise militaire entre les deux pays. Dans un message publié sur son réseau Truth Social, le locataire de la Maison-Blanche a déclaré que son administration allait «très durement, ce soir» frapper l'Iran, affirmant que la majeure partie des capacités offensives de Téhéran avait déjà été détruite. Il a également précisé que les forces américaines s'empareraient de l'île de Kharg, située dans le Golfe et qui assure environ 90 % des exportations de brut iranien, en plus d'abriter d'immenses installations de stockage.

Cette déclaration intervient alors que les deux nations s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu temporaire en vigueur. Des échanges de tirs ont eu lieu pour le deuxième jour consécutif, malgré ce répit nominal. Le président américain a employé une formule choc : «À un moment donné dans un avenir pas trop lointain, nous prendrons l'île de Kharg», a-t-il écrit sur son réseau social, cité par des sources concordantes.

Les frappes américaines ont visé des sites stratégiques iraniens ces derniers jours, selon des informations recueillies sur le terrain. Les autorités iraniennes dénoncent une agression caractérisée et appellent la communauté internationale à réagir. De son côté, Washington justifie ces opérations par la nécessité de neutraliser la menace que feraient peser les installations pétrolières iraniennes sur la stabilité régionale.

La situation humanitaire se dégrade dans plusieurs provinces iraniennes, notamment au Khouzistan, où les bombardements ont endommagé des infrastructures civiles. Les agences onusiennes demandent un retour immédiat au calme et l'ouverture de couloirs humanitaires. Les prix du brut ont bondi sur les marchés mondiaux, les traders redoutant une perturbation majeure des approvisionnements en provenance du Golfe.

Les conséquences économiques de cette escalade se font déjà sentir. Le baril de pétrole brut a grimpé de plus de 8 % depuis l'annonce de la menace américaine sur Kharg. Les pays importateurs, notamment en Asie et en Europe, cherchent à sécuriser des sources alternatives d'approvisionnement. La Chine, premier acheteur de pétrole iranien, a appelé à la retenue et à une résolution diplomatique du conflit.

Les experts en sécurité estiment que la prise de contrôle de l'île de Kharg constituerait une opération militaire d'envergure, nécessitant des moyens amphibies et aériens considérables. Une telle action risquerait de provoquer une confrontation directe entre les Gardiens de la révolution iraniens et les forces américaines stationnées dans la région. La marine américaine a renforcé sa présence dans le Golfe ces dernières semaines, signe que l'administration Trump envisage sérieusement cette option.

La communauté internationale observe avec inquiétude cette nouvelle escalade. Plusieurs diplomates occidentaux ont exprimé leur préoccupation quant à la possibilité d'un embrasement régional. Les Nations unies ont proposé une médiation, mais les positions des deux parties restent éloignées. Téhéran conditionne toute négociation à un arrêt préalable des frappes, tandis que Washington exige la fin du programme nucléaire et balistique iranien.

En Iran, les autorités ont qualifié les menaces américaines de «chantage» et promis une riposte «proportionnée mais ferme» en cas de tentative de saisie des installations pétrolières. Le commandement des Gardiens de la révolution a mis en alerte ses unités navales chargées de la défense des plates-formes offshore. L'île de Kharg, déjà protégée par des batteries antiaériennes et des radars, a vu son dispositif de sécurité renforcé.

Ce nouveau chapitre du conflit américano-iranien risque de marquer un tournant dans les relations déjà exécrables entre les deux nations. La promesse de «prendre le contrôle total» du secteur énergétique iranien, si elle était mise à exécution, constituerait une action sans précédent depuis la guerre du Golfe.