L'épidémie de maladie à virus Ebola s'aggrave en République démocratique du Congo. Alors que le bilan humain atteint 304 morts, selon les derniers décomptes officiels, les autorités sanitaires ont annoncé que le virus a désormais contaminé des personnes dans une quatrième province du pays.

Jusqu'à présent concentrée dans trois provinces de l'Est, l'épidémie a franchi une nouvelle frontière administrative. Les équipes de riposte, déjà mobilisées, doivent désormais étendre leurs opérations à cette zone supplémentaire, ce qui complique la logistique et la coordination des soins.

Un bilan en hausse constante

Les chiffres officiels font état de plus d'un millier de cas enregistrés depuis le début de la flambée. Le nombre de décès a augmenté de manière significative ces dernières semaines, dépassant la barre des 300 morts. Les centres de traitement, souvent situés dans des zones reculées, peinent à faire face à l'afflux de patients.

Une réponse sanitaire sous pression

La progression géographique du virus inquiète les organisations humanitaires, qui redoutent une dissémination vers des zones urbaines densément peuplées. Des renforts en personnel soignant et en matériel médical ont été acheminés ces derniers jours, mais les difficultés d'accès à certaines localités restent un obstacle majeur. La vaccination des contacts et des soignants se poursuit, sans parvenir à enrayer totalement la propagation.

Mesures de confinement renforcées

Face à cette extension, les autorités provinciales ont renforcé les mesures de contrôle aux points d'entrée et intensifié la sensibilisation des populations. Les équipes de la Croix-Rouge et d'autres partenaires sanitaires multiplient les actions de dépistage et d'enterrement sécurisé pour limiter les contaminations.

L'Organisation mondiale de la santé suit de près la situation et a révisé à la hausse son évaluation du risque, appelant à une mobilisation internationale accrue pour éviter une propagation hors des frontières congolaises.