Une équipe de chercheurs a annoncé l'identification d'une espèce de singe encore jamais répertoriée dans le parc national de la Lomami, au centre de la République démocratique du Congo. Baptisé « likweli » par les scientifiques, ce primate se caractérise par des contours des lèvres d'un orange vif, un trait qui le distingue des autres espèces connues de la région.

La découverte a été réalisée dans le cadre de travaux d'observation et d'analyse génétique menés au sein de cette aire protégée, l'une des plus vastes du pays. Le parc national de la Lomami, créé en 2016, est connu pour sa biodiversité exceptionnelle et abrite déjà plusieurs espèces endémiques, dont le bonobo et le paon congolais.

Un nom inspiré du lexique local Le nom « likweli » proviendrait du vocabulaire utilisé par les communautés vivant à proximité du parc. Ce terme désignerait localement le singe en raison de sa particularité physique. Les chercheurs soulignent que cette dénomination reflète une collaboration avec les populations riveraines, dont les connaissances ont facilité le repérage de l'animal.

Selon les premières descriptions, le likweli serait un singe de taille moyenne, au pelage sombre, et la coloration orange de ses lèvres serait particulièrement marquée chez les adultes. Les scientifiques poursuivent leurs études pour préciser son régime alimentaire, son comportement social et son aire de répartition exacte.

Un apport significatif à la connaissance des primates Cette découverte porte à plusieurs dizaines le nombre d'espèces de primates recensées en République démocratique du Congo, pays qui figure parmi les plus riches du monde en matière de diversité de singes. Le likweli vient s'ajouter à une liste qui comprend notamment les cercopithèques, les colobes et les chimpanzés.

Les spécialistes estiment que l'identification d'une nouvelle espèce dans cette région souligne l'importance de la protection des habitats forestiers. Le parc national de la Lomami fait l'objet d'un suivi régulier par des organismes de conservation, mais il reste exposé à des menaces telles que le braconnage et la déforestation illégale.

Des implications pour la conservation La confirmation de l'existence du likweli pourrait renforcer les arguments en faveur d'une gestion renforcée de la réserve. Les autorités congolaises compétentes, en collaboration avec des partenaires scientifiques internationaux, devraient intégrer cette nouvelle espèce dans les plans de suivi de la biodiversité du parc.

Les chercheurs prévoient de publier une description formelle détaillée de l'espèce dans une revue scientifique à comité de lecture. En attendant, l'annonce de cette découverte suscite l'intérêt de la communauté scientifique, qui y voit une preuve supplémentaire que de nombreuses espèces restent encore à découvrir dans les forêts du bassin du Congo.