L’espérance de vie progresse en France, mais la mortalité liée aux maladies cardiovasculaires suscite l’inquiétude.

Selon le bilan annuel des causes de décès pour l’année 2024, dévoilé mardi 23 juin, la mortalité globale a baissé, notamment grâce à une réduction significative des décès par cancer.

L’espérance de vie augmente, portée par la baisse des décès par cancer

Les cancers restent la première cause de décès en France, mais leur taux de mortalité a diminué par rapport aux années précédentes. Cette tendance positive s’explique en partie par les progrès dans les traitements et le dépistage.

Les maladies cardiovasculaires : une mortalité supérieure aux projections

En revanche, le nombre de décès imputables aux maladies de l’appareil circulatoire (infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux) s’avère « significativement » supérieur aux projections établies avant la pandémie de Covid-19. Cette hausse inattendue inquiète les spécialistes.

Des facteurs de risque toujours présents

Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer ce regain de mortalité cardiovasculaire. Le vieillissement de la population, la persistance de facteurs de risque comme l’hypertension, le diabète ou le tabagisme, ainsi que les conséquences à long terme de l’épidémie de Covid-19 (inflammations, séquelles) pourraient jouer un rôle.

Un bilan nuancé

Si la baisse de la mortalité par cancer est une bonne nouvelle, la situation des maladies cardiovasculaires met en lumière la nécessité de renforcer la prévention et l’accès aux soins. Les autorités sanitaires appellent à une vigilance accrue sur ces pathologies, qui restent la deuxième cause de décès dans le pays.